L’international boxeur gabonais Taylor Ghislain Mabicka: L’homme qui vaut inutilement 30...

L’international boxeur gabonais Taylor Ghislain Mabicka: L’homme qui vaut inutilement 30 millions de FCFA par année

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le boxeur Gabonais, Taylor Mabicka

La ceinture WBF que le pseudo boxeur international gabonais d’origine camerounaise du nom de Nkountchou Taylor, naturalisé en 2004 du nom de Taylor Ghislain Mabicka, natif de Moabi vienne de présenter au ministre en charge des sports, Balise Louembé est fausse. D’où son absence très remarquée aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro de cet été 2016. Enquête.

La situation sportive du pseudo plus titré de la boxe gabonaise du moment alimente actuellement les débats dans différentes salles de rédactions de la place. Au cours d’une enquête que nous avons menée sur l’homme, notre rédaction avait cette obligation d’étayer à nos lecteurs, si oui ou non, le supposé boxeur natif de Moabi était véritablement celui-là qui couronne des ceintures et titres de champion du continent du noble art. Hélas, ces différents titres  ne sont qu’une machination de la main invisible qui se sucre sur son dos de l’argent du contribuable gabonais.

D’après nos sources, Nkountchou Taylor arrive au Gabon vers des années 90 pratiquant la boxe de la rue, encore appelée la boxe amateur. Quelques années plus tard, il est remarqué par le comité exécutif d’alors. Il intègre effectivement la famille de la boxe gabonaise. En 2004, Nkountchou Taylor prend la nationalisé gabonaise sous le règne de Bonaventure Nziengui Manfoumbi, alors président de la fédération gabonaise de boxe (Fégaboxe). Jusqu’aujourd’hui où il a fait son choix de la ville de Moabi, désormais sa terre natale. Mais, notre enquête ne s’intéresse pas de sa double nationalité. Mais, de son parcours faussaire du sport qu’il pratique et dont des Gabonais croient à son titre du moment.

Tout commence en 2007 où le présupposé natif de Moabi avait fuit à un tournoi de boxe amateur en France. Autrement, ce dernier avait profité de cette compétition pour se débarrasser du staffe  technique gabonais d’alors à une destination qui reste toujours inconnue de son milieu sportif. « Nous étions au tournoi mondial des moins de 60 kg qui avait réuni en 2004 des boxeurs d’Afrique et des autres continents de la planète. A notre grande surprise, Taylor avait fuit sans pourtant lui retrouver » nous a indiqué une source anonyme. La même source a ajouté «  qu’à peine quelques années que Taylor est venu demander des excuses au bureau fédéral son acte irresponsable. Lequel acte ignoble que le Comex de la Fégaboxe a accepté avec plaisir ».

Après cette réconciliation, les relations entre le boxeur et le Comité exécutif (Comex) de la Fégaboxe étaient devenues au beau fixe. Dès l’arrivée de  maître Clément Sossa Simawango, à la tête dudit Comex, le boxeur Taylor Mabicka et son coach, Tchendé, d’origine également camerounaise bénéficiaient des stages à New-York, aux Etats-Unis. Le boxeur avait  bénéficié les stages pratiques sur la professionnalisation du noble art. Son technicien, quant à lui bénéficiait les stages sur le coaching. Ce qui fut fait. « C’est au frais de la Fégaboxe que Taylor et son coach, tous deux d’origine camerounaise qui sont allés suivre des stages aux Etats-Unis.  Bien avant leur départ vers l’hexagone, les deux concernés étaient  nourris et logés à Libreville  toujours aux frais de la fédération, puisqu’ils étaient sans emploi » a relaté une autre source anonyme.

Les Gabonais ont soif de savoir aujourd’hui  le nom du club où Taylor évolue en Europe ? Quelle est la qualité des adversaires que ce dernier met au tapis pour s’adjuger autant de ceintures. Si le Gabono-camerounais était titulaire de la ceinture WBF, pourquoi n’a-t-il pas été qualifié aux Jeux olympiques en cours ? Pourquoi n’a-t-il même pas pris part au tour éliminatoire zone Afrique de ce tournoi mondial ? Des questions qui demeurent sans réponse. Des éléments truffés de faux.

L’Etat gabonais verse une somme de 30 millions de FCFA par an à Taylor Mabicka

Les boxeurs gabonais qui ont défendu les couleurs du drapeau tricolore n’ont jamais bénéficié autant de largesse que celle bénéficie Taylor Mabicka de la par des pouvoirs publics. L’on se souvient que le Yann Bibang a été champion d’Afrique de la catégorie de 75 kg au tournoi du continent de cette discipline que la ville d’Alger (Algérie) avait abrité en 2010. L’on peut ajouter à cette liste Junior Mikamou, médaillé d’or aux jeux africains de Brazzaville et de la zone 3 en Centrafrique  de cette année. Non sans omettre le boxeur Mombé.

A cause des nébuleuses compétitions  jugées internationales à Libreville, avec la complicité de Yoka Evènementiel, une agence rattachée au palais du bord que Taylor Mabicka engrange déjà une bagatelle somme d’argent des caisses de l’Etat de trente (30) millions de nos francs par an. Des combats avec des boxeurs douteux du Ghana, du Nigeria et des Etats-Unis d’Amérique. Lesquels qui n’ont aucun palmarès de boxe dans leurs nations respectives.

 Ce qui d’ailleurs est contraire au statut de l’AIBA et de la CAB. « Un sportif professionnel ne doit pas bénéficié d’une quelconque aide de l’Etat. Il a déjà un statut dit professionnel. A ce niveau, il doit vivre de son art » explique un spécialiste de la discipline. L’Etat devrait également élargir les mêmes avantages  à Pierre Emeric Aubameyang, le sacré ballon d’or d’Afrique.

En l’absence du bureau fédéral, Taylor et alliés sont allés, pour la deuxième fois consécutive présenter une nouvelle ceinture WBF au ministre en charge des sports, Blaise Louembé. C’était il y a quelques jours. Une ceinture, d’après certaines sources, que ce dernier a obtenues au Luxembourg. A quelle compétition de renommée mondiale ? Face à ce caractère faussement opportun, indu, voire trompeur de la démarche entreprise par le boxeur Taylor Mabicka, le secrétaire général de la Fégaboxe a saisi le ministre de tutelle par courrier dont nous avons eu une copie dont voici l’extrait : « monsieur le ministre, pour votre gouverne, le combat obtenu en demi-finale par ce sportif, n’est un évènement de second plan, crée et organisé par un arbitre nommé Toni Tiberi. D’ailleurs, à l’issue du championnat du monde IBU au cours duquel la Fégaboxe dans le but d’organiser un combat en version WBF au Gabon. Un avis défavorable qui lui avait été donné car c’est une structure illégale. Aussi, sauf preuve du contraire la ceinture WBF qui vous a été par ce boxeur n’un ornement ridicule (….) il n’y a jamais eu de demi-finale ou de finale dans ce type » fin de citation.

Dans le souci d’éviter des sanctions de l’AIBA à l’encontre du Gabon, comme c’est le cas  dans d’autres disciplines locales, le ministre des sports doit annuler le combat dit ’’la finale’’ que ce groupuscule d’individus compte organiser à Libreville au courant de ce mois d’août face à un Algérien. L’avenir du Gabon en dépend.

Tar’Engongha

 

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