Football/Panthères du Gabon : le feu couve

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Le sélectionneur national, en disgrâce avec le ministre/DR

La Situation est toujours morose au sein de l’équipe nationale du Gabon les Panthères. Si l’épisode des primes  est à l’origine de la crise qui sévit dans cette équipe, il y a que l’entraineur Camacho,  on ne veut plus de lui.

 A coup sûr, les Panthères du Gabon en veulent beaucoup au ministre des sports, Nicole Asselé. L’histoire des primes serait à l’origine de la guerre froide au sein de l’équipe nationale. Selon certaines indiscrétions, dans le cadre des matchs des éliminatoires de la Can 2019, au Cameroun,  et les amicaux programmés, le ministre des sports, aurait décidé de diviser les primes par deux.

C’est à la fin du match des Panthères du Gabon contre la Zambie à Libreville que cette guerre a été ouverte.  Le ministre aurait décidé de diviser les primes de présence par deux. Ainsi, au lieu de percevoir 1.500.000fcfa par match, cette prime  serait passée à 750.000Fcfa. Le match contre la Zambie, la prime avait pourtant été annoncée à 3000.000Fcfa. Mais après le match, le ministre aurait décidé de payer 1.500.000Fcfa seulement, même chose pour  la prime de présence, annoncée à 1.500.000, elle a été revue à 1.000.000F.

Puis est arrivé l’épisode de l’hôtel, où l’agent comptable arrive pour payer les dix huit joueurs inscrits sur la liste et trois membres du staff. Là aussi, le ministre aurait revu les primes à la baisse à 1.200.000F. Ce que les joueurs n’ont pas accepté. Ils ont donc décidé de quitter l’hôtel. Pour madame le ministre, les primes dépendent de la performance de la sélection. Pour elle, il est injuste qu’un joueur qui ne joue pas ou ne joue que quelques minutes touche  autant que celui qui a fait le match.

Quant à Camacho, le sélectionneur national, on lui reproche  de ne pas s’impliquer dans l’équipe nationale. La défaite des Panthères du Gabon face aux Aigles du Mali, il y quelques jours à Bamako, n’a été que la goutte d’eau de trop. En six matchs, l’espagnol n’a obtenu que cinq nul et une défaite. Pour les responsables du football, le ministre en premier, ce résultat est insuffisant par rapport aux émoluments du sélectionneur (43.950.000Fcfa) le mois.

En fait, ce résultat, disent certains, est du fait que l’entraineur n’a pas de contact direct avec ses joueurs. Normal, il ne parle pas français et refuse toujours d’avoir un sélectionneur adjoint de nationalité gabonaise. De plus,  il ne vit pratiquement pas au Gabon. En plein exercice de son contrat, le virer, pourrait faire perdre beaucoup d’argent à l’Etat.

Enzo Noah

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