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Evènements sportifs au Gabon: Tout pour les autres, rien pour le Gabon

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Tirage au sort pour l'organisation de la Can sénior de Handball à Libreville/ (c)internet.

Le rideau est tombé à la Can sénior de Handball et à la 13è édition de la tropicale Amissa Bongo. De ces deux dernières compétitions que le Gabon vient d’organiser en pleine crise économique, l’on retiendra que tout a été remporté par les autres nations. Un peu comme si le Gabon organisait des compétitions à coût de millions, avec pour ambition de les perdre.

Finalement à quoi sert de présenter sa candidature pour l’organisation d’une compétition dont-on se sait perdant d’avance ? C’est le cas du Gabon, (champion d’Afrique dans la catégorie organisationnelle) qui vient d’abriter la Can senior de Handball. Outre l’aspect festif, avec des belles installations, rien à se mettre sous la dent. A preuve, pourtant bien débutées, les ¨Panthères ont été rattrapées par la réalité du terrain. Le match Maroc-Gabon en était la parfaite illustration. Les marocains ont été à la hauteur physiquement et ont pris le dessus sur les Panthères.

La faute à une organisation hâtive des équipes. Depuis longtemps, rien n’est fait pour améliorer la qualité et le niveau de l’équipe nationale de Handball. Aucune formation et aucun encadrement devant permettre aux jeunes de se hisser plus haut, afin d’être plus compétitifs, encore moins un championnat pour être édifié sur le niveau des uns et des autres. « Si vous avez vu le comportement des jeunes à la fin de la rencontre Gabon-Maroc, vous avez sûrement remarqué que les locaux avaient du mal à terminer la rencontre sur le plan physique, conséquence directe de l’absence d’un championnat ». Ces remarques, sont faites par Nicole Asselé, ancien président de la fédération de Handball et ancien ministre des sports. Etonnant. Résultat des courses pour combler ce vide, on a dû faire appelle aux mercenaires, qui ont coûté beaucoup d’argent au contribuable gabonais.

Pourquoi refuser d’utiliser l’argent à bon escient, en le mettant à la disposition de la formation des jeunes et à un championnat digne de ce nom, comme ça se passe ailleurs ?

Quant à la 13è édition de la Tropicale Amissa Bongo, les Gabonais étaient toujours à la traine, malgré le paiement des primes qui a ramené la sérénité dans l’équipe. C’est un autre africain (sérieusement préparé) qui a remporté le titre. Preuve qu’avec une bonne organisation, tout est possible. Mais il semble qu’au Gabon, les différentes CAN organisées depuis 2012 sont motivées par d’autres considérations moins sportives.
Pauvre de nous.

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