Accueil Sport Congres extraordinaire de la Fegafoot: Pierre Alain Mounguengui, fidèle à sa...

Congres extraordinaire de la Fegafoot: Pierre Alain Mounguengui, fidèle à sa démarche

PARTAGER
dr

Pour lui, il est question d’aller à l’élection du renouvellement du comité exécutif de la fédération gabonaise de football, le 31 mars prochain, dans un contexte de violation flagrante des textes qui régissent cette association.

Le congrès extraordinaire qui s’est tenu à Angondjé le 10 mars dernier, afin de procéder à la mise en place de la commission électorale et celle des recours, a été l’occasion de confirmer, une fois de plus, la détermination du président sortant, Pierre Alain Mounguengui d’organiser le prochain congrès électif de la Fégafoot, cette fin du mois,  en dépit de nombreuses violations relevées par certains candidats et autres acteurs du football gabonais.

Si les dirigeants du football gabonais et partant de la FEGAFOOT voulaient un temps soit peu être respectueux des textes qui régissent le fonctionnement et l’organisation du Football dans notre pays, ce congrès extraordinaire  n’aurait jamais eu lieu dans ces conditions. Deux candidats : Blanchard Andoume et Alaba Fall, se sont ouvertement opposés à la tenue de ce congrès extraordinaire et sont même allés jusqu’à solliciter la mise en place d’un comité de normalisation, afin d’organiser, dans les règles de l’art, la prochaine élection. La fédération internationale de football association a aussi été saisie à ce sujet, mais le président sortant a continué à faire la sourde-oreille.

Les premières violations

  • Le 13 février 2018: Le comité exécutif sortant publie dans le journal  « L’Union », le chronogramme de l’élection du 31 mars 2018 ;
  • Le 15 février 2018 : Il met à la disposition des délégués le code électoral, lequel a été publié depuis le 25 juillet 2015 ;
  • Le 22 février 2018 : Toujours dans le journal « L’Union » le comité exécutif sortant informe des délais de dépôt de candidatures fixés du 22 février au 23 mars 2018. Or, toutes ces prérogatives incombent à la commission électorale.

En effet, l’article 26, alinéa 1, des statuts de la FEGAFOOT dispose que la commission électorale est en charge de l’organisation des élections. Une disposition que l’équipe à Pierre Alain Mounguengui balaie du revers de la main.

Plus grave encore, c’est également le 15 février que les ‘’Mouguengui boy’s’’ adressent des convocations aux différents délégués à prendre part au congrès extraordinaire  du 10 mars 2018 pour la mise en place de la commission électorale et celle de recours. Démontrant ainsi qu’elle n’avait de leçon à recevoir de personne. Pourtant, à ce niveau se pose un véritable problème : celui du respect des délais. Evidemment, à cette période, à moins de deux mois du congrès électif, le bureau sortant n’est plus en phase avec les textes de la FEGAFOOT. Puisque son code électoral, dans son article 5, alinéa 5, indique que « l’élection des membres de la commission électorale doit intervenir lors de l’assemblée générale ordinaire de la FEGAFOOT précédant de 6 mois minimum l’assemblée générale élective du comité exécutif ». Malgré ce non respect des délais, l’équipe à Pierre Alain ne s’est pas empêchée d’organiser cette rencontre le  10 mars dernier.

Ignorance ou entêtement

Au cours de ce congrès extraordinaire qui se devait, en plus, être un congrès ordinaire comme le stipule aussi le code électoral de la FEGAFOOT, les délégués épris du respect des textes, vont assister à une autre importante violation, une mascarade de taille. Au lieu de procéder à l’élection des membres de la commission électorale et ceux de la commission de recours, ainsi que leurs suppléants comme le précise le code électoral, en son article 5 alinéa 3, Pierre Alain Mounguengui présentera deux listes, celle des membres de la commission électorale et l’autre de la commission de recours. Une démarche bien contraire à celle exigée par le code électoral qui est l’élection comme mode de désignation de ces membres et non la nomination.

Plus surprenant encore, c’est de voir des illustres magistrats s’embarquer dans cette affaire entachée d’irrégularités, alors qu’ils sont censés faire appliquer la loi.

Au regard du comportement du président sortant, lequel n’a rien d’une personne qui voudrait voir le processus électoral à la FEGAFOOT se dérouler correctement, en multipliant les violations de textes de l’institution qu’il dirige encore jusqu’à ce jour,  tout porte à croire que ce dernier est en train d’ouvrir grandement la porte à d’autres conflits dans la grande famille du ballon rond gabonais.  C’est pourquoi, les réactions de la FIFA et de la CAF sont très attendues. Ces institutions ayant été saisies par certains candidats.

Melchior Ndabeyene

PARTAGER