Conditions de vie et de travail des footballeurs. Le Gabon : mauvais...

Conditions de vie et de travail des footballeurs. Le Gabon : mauvais élève !

146
0
PARTAGER

Au dernier classement publié récemment par la FIFPro sur les conditions de travail et de vie des footballeurs dans le monde, le Gabon se taille la part du plus  mauvais élève.

La Fédération internationale de football professionnel(FIFPro) a dernièrement publié une étude sur les conditions de vie et de travail des footballeurs des nations du monde qui s’arriment à la professionnalisation du sport-roi. Cette étude, la première du genre, qui a été réalisée auprès de 14 000 footballeurs, a ainsi évoqué l’urgence d’un changement radical dans le milieu du soccer, activité sportive plus pratiquée aux Etats-Unis. Selon la même étude, plusieurs nations ont encore des limites et doivent relever des défis pour améliorer leur environnement footballistique, version professionnelle. L’étude en question révèle que le Gabon serait un des mauvais élèves de la classe sur de nombreux points.

Tous les chiffres sont au rouge, alors que les responsables des instances sportives du football national, notamment, ceux de la Fégafoot (fédération gabonaise de football) et la Linafp (ligue nationale de football professionnelle) régalent de la performance de la professionnalisation du sport-roi local. Au premier rang des pourcentages, l’on note que 95,6% des joueurs qui évoluent dans le championnat pro sont toujours confrontés à un retard de paiement de leurs émoluments. Ce pourcentage est l’un des plus élevé parmi la cinquantaine de pays dans lesquels cette enquête a été menée. L’enquête souligne justement que « la ligue de football professionnel gabonaise a la plus grande incidence sur le taux élevé de salaires des joueurs impayés ».

Les pourcentages accablants se succèdent et s’effondrent. En tirant au gré, on ne pourra passer inaperçu sans scruter le calvaire des joueurs de FC Akanda et ceux du Stade Migovéen ou encore ceux de Missile FC qui réclament leurs salaires après plusieurs mois d’attente et moult tractations auprès des dirigeants de leur club respectif. En tout cas, 68% d’entre eux, dit-on, estiment ne pas être en sécurité dans leur formation. Par contre, 66% sont insatisfaits du suivi médical. Ce pan évoque l’hypothèse selon laquelle plusieurs footballeurs gabonais sont en passe d’arrêter ou stopper définitivement leur carrière après une blessure mal soignée ou mal diagnostiquée par les médecins de leur club.

Sur le volet contractuel, l’étude présente que les joueurs gabonais figurent parmi les plus mal logés. Ensuite, l’étude FIFPro a indiqué que 62% de joueurs de D1 et D2 professionnels n’ont pas de copie de leur contrat et 4% ont un même contrat établi sur la base civile. Lequel contrat qui ne correspond pas aux spécificités du football du moment.

A en croire cette enquête, plusieurs défauts liés au niveau d’études des joueurs des footballeurs dans le monde ne sont pas à négliger. Ainsi, 72% des joueurs n’ont pas fini le secondaire. Tandis que 9% seulement ont terminé leurs études primaires. En revanche, 12% ont obtenu leurs diplômes universitaires. Ce  déficit, certes, pourraient permettre aux employeurs d’exercer des pensions, si tel est le cas, sur les joueurs qui ne connaissent presque pas leurs droits. Ainsi, 8% des footballeurs qui évoluent au Gabon sont forcés de s’entraîner seuls au cours de leur carrière et 23% sont refusés des transferts à cause de la volonté  de nuire  leur président des clubs. Pire, 45% des footballeurs évoluant dans le championnat n’ont pas de jours de repos. Alors que c’est leur droit le plus absolu.

Des chiffres qui semblent ne pas  dissocier de la réalité gabonaise  et auxquels  doivent en tirer profit les présidents des clubs nationaux, des responsables des instances du football et des footballeurs eux-mêmes. Au finish, ce rapport accablant vient une fois de plus jeter ‘’une lumière crue’’ sur la réalité du football gabonais. Et ce, après la dernière publication de la Fifa qui classe le Gabon à la 111è place mondiale. Peut-on s’attendre à un changement de paradigme ? L’avenir nous le dira. Et ce n’est pas encore terminé.

Tar’Engongha

 

 

 

Facebook Comments

AUCUN COMMENTAIRE