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Can 2019 : Eric Otogo Castane, la seule Panthère présente

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Eric Otogo Castane, seule Panthère à la Coupe d'Afrique des Nations 2019/©DR

Si la sélection nationale n’a pas pu décrocher son billet qualificatif pour participer à la grande fête du football africain, il n’en demeure pas moins que le Gabon, est tout de même représenté par l’arbitre Eric Otogo Castane.

Repêché au dernier moment pour officier lors de la Coupe d’Afrique des Nations ‘’Total Egypte 2019’’, Eric Otogo Castane, est entré en lice le 26 juin dernier, lors de la rencontre opposant l’Ouganda au Zimbabwe. Dans un match marqué par les ratés et l’engagement fougueux des deux équipes, l’arbitre gabonais de 43 ans, faisant partie des meilleurs du continent, a joué sa partition à la perfection, se montrant juste et précis dans ses positions. Pourtant, il a bien failli ne pas y être. La faute aux nombreuses décisions d’arbitrage sujettes à caution qui ont émaillé la rencontre Horoya – Wydad de Casablanca, en quart de finale aller de la ligue africaine des champions, le samedi 6 avril dernier à Conakry, en Guinée. Deux jours plus tard, le club guinéen envoya un courrier à la Confédération Africaine de Football (CAF), demandant des sanctions contre le meilleur arbitre de la CAN 2015 et ses assistants ; les Guinéens ont parlé d’ « un arbitrage totalement partial et dans l’ensemble scandaleux qui a faussé le résultat du match qui est resté à 0-0 », s’appuyant sur trois situations litigieuses qu’ils ont relevé. Beaucoup d’observateurs du ballon rond soupçonnent que cette volonté de faire sanctionner l’arbitre gabonais serait le fait du puissant homme d’affaires guinéen, président du club Horoya et de la Fédération guinéenne de football, Mamadou Antonio Souaré, que l’on présente comme l’un des actionnaires de la société Qnet, un des sponsors de la CAF, et comme un proche de l’actuel président, Ahmad Ahmad.

Toutefois, le rappel d’Eric Otogo Castane laisse penser que la requête n’a pas abouti ; et c’est tant mieux, car une absence de « Men in Black » gabonais sur les pelouses égyptiennes aurait constitué une énième humiliation pour le pays, déjà marqué par l’élimination des Panthères A et U23, en mars dernier, face, respectivement, au Burundi et au Ghana. En plus de remettre en question la politique arbitrale menée depuis quelques années.

Or, en termes de représentativité, le corps arbitral est l’une des choses qui devraient permettre au Gabon d’exister sur la scène footballistique continentale, quand on pense que l’ancien arbitre international et actuel président de la Fédération Gabonaise de Football, Pierre Alain Mounguengui, que d’aucuns présentent comme « le père spirituel » d’Eric Otogo Castane, a été chargé de sélectionner et préparer les arbitres, au cours d’un stage qui s’est tenu du 28 avril au 5 mai au Maroc, pour la 32ème édition de la compétition continentale. Il n’aurait plus manqué que l’arbitrage pour consolider le naufrage du sport gabonais. Considéré, à l’heure actuelle, comme le meilleur arbitre gabonais, Eric Otogo Castane, en une dizaine d’années, fut retenu pour les coupes d’Afrique des nations 2015 et 2017, 4 finales de coupes des clubs, deux coupes du monde, plusieurs matchs de ligue africaine des champions, de coupe de la CAF et de nombreux matchs du championnat national. En 2015, en plus d’être élu meilleur arbitre de la CAN, il a été arbitre-vidéo au mondial des U20. Il est arbitre certifié FIFA depuis 2011.

Ayant rendu une copie impeccable lors de son premier match, nul doute qu’on le reverra pour la suite de la compétition, en tant qu’arbitre central. Souhaitons-lui bonne chance, afin qu’il continue de faire honneur à la patrie !!!!

 

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