Accueil SOS consommation Consommation : Le manioc, une véritable mine d’or à préserver

Consommation : Le manioc, une véritable mine d’or à préserver

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Les tubercules à l'origine du manioc/©DR

Très rares sont les plantes comestibles de la racine à la feuille comme le manioc. Adulé par les peuples de plusieurs pays d’Afrique, le manioc attire de plus en plus l’intérêt des experts depuis que sa santé est menacée.

Le programme wave dans sa deuxième phase a consacré des jours de travaux pour évaluer et présenter la menace qui pèse sur le manioc. Il s’agit en effet de deux maladies virales qui selon les experts, « n’ont aucun effet indésirable sur la santé des consommateurs mais, freinent considérablement la production » : allez y imaginer le nombre de personnes qui vivent du manioc.

S’il y a baisse de production  ou plus de manioc du tout, l’on peut aisément comprendre ce qui pourrait arriver sur le plan socio-économique au sein des pays producteurs. L’exploitation de ce tubercule a sorti plusieurs familles voir des communautés entières, de la précarité et a depuis des millénaires, était l’aliment de base en Afrique centrale en particulier. Qu’il soit cuit en tubercules, transformé en (gari) tapioca ; foufou ; atchéké ; casses à dents ; chips ou simplement bâton de manioc sur ses différentes variantes, cette racine a su maintenir l’amour des consommateurs.

Avec la découverte des deux principales maladies qui s’attaquent à cette plante, Libreville a accueilli les délégués des dix pays membres du programme Wave, en vue de trouver les moyens de lutter contre la propagation de ces fléaux qui pourraient dévaster des plantations entières, plongeant ainsi de nombreuses communautés dans la famine et la pauvreté.

Nous n’en sommes pourtant pas encore là au Gabon. Alors, comment comprendre que le tubercule de manioc tout comme le bâton coûte toujours aussi cher : 300 à 500 francs l’unité. Mais ça, c’est un autre débat.

JB

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