Y a-t-il un chevauchement dans l’administration de la justice gabonaise ?

Y a-t-il un chevauchement dans l’administration de la justice gabonaise ?

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 D’aucuns veulent le croire, d’autant qu’il se dit que c’est cette situation de flou les missions du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et du ministère de la Justice, qui serait à l’origine de blocage sur la satisfaction des points de revendication des magistrats et des greffiers en grève.

Qui du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ou du ministère de la Justice, doit trouver des solutions sur une sortie de crise qui secoue les différents parquets du pays ? Cette question se pose, au regard de ce qu’il existerait une sorte de chevauchement administratif et judiciaire entre ces deux entités. Après un mois de grève des magistrats, les greffiers membres du syndicat national des greffiers (Synagref) ont raccroché la semaine dernière leur toge. Une grève d’avertissement d’une semaine qui  expire ce vendredi 30 décembre 2016. A-t-on appris.

C’était  au cours d’une assemblée générale qui a réuni ces hommes de loi à la salle d’audience du tribunal de Libreville. Tout comme les magistrats, les greffiers pensent que le garde des Sceaux, Alexis Boutamba Mbina, fait mains basses à  leurs différents points de revendication axés sur le projet de loi portant sur le statut des greffiers sortis du Conseil d’Etat, et  dont sa réécriture ne cadre pas avec le texte initial, le concours professionnel interne selon l’engagement pris par le gouvernement et enfin,  la sempiternelle question de la Prime d’incitation à la performance(PIP) qui n’est toujours pas payée.

Le 15 décembre dernier au cours d’une rencontre à son cabinet de travail, le ministre a présenté une fiche technique contenant l’ensemble des  points de revendication des greffiers. Ces derniers disent pas ne pas se retrouver dans cette fiche. D’où leur colère. Cette sortie fracassante des greffiers vient compléter la paralysie des activités au sein de l’appareil judiciare.

 Un chevauchement qui empêcherait la satisfaction intégrale des points de revendication des magistrats et greffiers grévistes. Cette hypothèse pourrait être avérée. Ce, d’autant plus  que lors du mouvement de grève des magistrats aux mois de juin et juillet derniers, le bureau  du Synamag (syndicat national des magistrats du Gabon)  conduit par son président Germain Nguema Ella avait été reçu par le président du CSM, Ali Bongo, au palais présidentiel. Même si pour les magistrats, cette rencontre n’avait pas son importance au regard de la persistance du mouvement de leur  grève des hommes en toge noir suite au manque de satisfaction de leurs points de revendication contenus dans leur cahier de charge. Pourquoi le président du CSM ne  devrait-il pas  respecter cette même tradition aux greffiers ? Le ministre garde des Sceaux, aux mains nues serait impuissamment des problèmes des hommes lois tant décriés depuis des lustres. Ainsi, les justiciers ne paieraient-ils pas là  leurs  turpitudes face à ces justiciables ? Affaire à suivre !

Tar’Engongha 

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