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Wada : une condamnation et toujours pas de décision de justice écrite

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Le conseil de Blase Wada lors de la conférence de presse de samedi dernier/DR

Jugé à 20 ans d’emprisonnement en avril dernier, dans le cadre de l’opération Mamba par la cour criminelle spéciale, jusqu’à ce jour son conseil n’a jamais reçu une décision de justice écrite afin de pourvoir en cassation. Toute chose que ses  trouvent incompréhensible et estiment que la condamnation de leur client est tout simplement illégale.

Samedi dernier, à l’occasion d’une conférence de presse, le conseil de Blaise Wada, l’ancien  coordonateur de l’unité de coordination des études des travaux (Ucet), dernièrement condamné à 20 ans de prison, dans le cadre de l’opération Mamba par la cour criminelle spéciale, a tenu à éclairer l’opinion sur la situation de leur client. Bien que condamné en avril dernier, jusqu’à ce jour, le conseil de M. Wada n’a toujours pas reçu une décision de justice écrite de cette condamnation. Ce, malgré les multiples démarches entreprises par les avocats auprès du parquet. Une situation plus que déplorable, d’autant plus que les Me, Jean Claude Moubembe et Martial Loundou ne peuvent pourvoir leur client en cassation, a fin de contrer cette décision de justice. «Depuis la condamnation le 26 avril 2018 de notre client, aucune décision de justice écrite ne nous a été présentée, cela ne permet pas à la défense de Blaise Wada de critiquer la décision de justice devant la Cour de cassation», a Lancé Me Moubembé

Une condamnation, à en croire le conseil de l’ancien patron de l’Ucet, qui serait illégale, non seulement du fait de la décision écrite qui retarde le processus, mais aussi parce que dans cette affaire, toutes étapes en droit ont été brûlées par les autorités  judiciaires. «Du point de vue de l’ordonnancement juridique, la Cour des comptes aurait dû être saisie préalablement pour permettre l’établissement de la preuve, s’agissant d’un détournement des deniers publics qui oppose un fonctionnaire à l’Etat». «L’agent judiciaire de l’Etat qui aurait dû porter plainte et produire un arrêté de débet qui déclenche les poursuites à l’encontre de Blaise Wada», «aucune  démarche n’a été menée dans ce sens. Pire, Blaise Wada n’a été condamné que sur la  base d’une simple dénonciation», a expliqué Me Martial Loundou

Au regard donc des faits, son conseil estime que cette condamnation est illégale et pense réclamer la libération de Blase Wada dans les tout prochains jours.

Rappelons que Blaise Wada avait été écroué à la prison centrale de Libreville, dans le cadre de l’opération d’assainissement des derniers publics. Lors de son dernier procès, le 26 avril dernier, il avait été condamné à 20 ans d’emprisonnement, puis d’une décision de confiscation de ses biens, en plus de restituer à l’Etat gabonais une somme de  plus de plusieurs milliards de nos francs

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