Violence en milieu scolaire Le phénomène prend de l’ampleur

Violence en milieu scolaire Le phénomène prend de l’ampleur

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L’insécurité grandissante dans les établissements prend une telle ampleur, qu’on déplore des victimes.

Le cas le plus récent  est celui du jeune Dorlan Obame, élève en classe de 5ème au Lycée national Léon Mba  2 qui est passé de vie à trépas, à la suite d’une bagarre entre camarades. C’était le 22 décembre dernier.

Selon les premiers témoignages, il semble que la maman du défunt aurait remarqué que son fils n’avait pas sur lui le téléphone portable qu’elle lui avait offert. Mais le jeune Orlan aurait répondu qu’un de ses camarades le lui avait arraché.

C’est certainement avec l’intention de récupérer son bien, et prouver à sa mère qu’il n’est pas un poltron, que le jeune élève se rend à l’école lendemain. Seulement, dans sa quête, ses camarades vont refuser de lui rendre le téléphone. Et c’est ainsi qu’une rixe éclate entre eux. C’est dans la bagarre que l’un de ses camarades lui aurait asséné des coups de couteau dans le ventre.

Conduit à l’hôpital quelques instants plus tard, l’élève finira par succomber. « Je me suis rendu immédiatement à l’hôpital, où j’ai trouvé mon neveu à piteux état. Avant d’aller au bloc, le médecin lui a demandé de parler s’il avait quelque chose à dire. C’est là qu’il tentera d’expliquer, dans une voix presque inaudible, que c’est à cause du téléphone que maman m’a offert que mes camarades m’en veulent. J’ai juste essayé de le récupérer et ça m’a valu cela. Quelques heures après, le chirurgien m’informe qu’il a rendu l’âme », relate son oncle.

A l’annonce de la nouvelle de ce décès, les élèves se sont mobilisés et ont manifesté, pour interpeller les pouvoirs face à cette recrudescence de la violence dans les écoles. Aux dires du porte-parole des élèves, le constat est que les autorités restent sourdes face à leurs préoccupations. Pour le principal du CES Léon Mba 2, Paul Toung Ondo, il n’est pas opportun de se prononcer sur l’affaire, avant les résultats de l’enquête qui suit son cours. « L’incident s’est produit vers 17h, une heure où il n’y a plus d’activités pédagogiques. Etant donné que les protagonistes avaient terminé leurs cours depuis 12h, il faut que l’on sache à quel moment ils sont revenus  dans l’enceinte de l’établissement. Pour l’instant je ne peux pas certifier qu’il ait eu crime perpétré dans mon établissement. Nous attendons d’abord les résultats de l’enquête. Maintenant s’agissant de la sécurité, je puis dire que ce problème ne relève pas d’une  faiblesse ou d’une absence du personnel d’encadrement, mais c‘est davantage un état  d’esprit. Les élèves qui se montrent violents à l’école, le sont déjà certainement depuis la maison», poursuivi le principal.

Il reste que les autorités gagneraient à mettre les bouchées doubles pour assurer la sécurité, car certains établissements sont de véritables passoirs ou entrent et sortent tous types d’individus, sans que personne ne leur demande l’objet de leur visite. De même qu’il faudrait veiller à ne pas laisser des bandes se former, en vue d’éventuels règlements de comptes.

Nalette  Beverly Obono

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