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UOB : Le SNEC et le Frappe vent débout

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Les enseignants chercheurs de l’Université Omar Bongo (UOB), réunis en syndicat, exigent le départ sans condition de Marc Louis Ropivia, le recteur.

En grève depuis ce 5 mars, les enseignants chercheurs de l’Université Omar Bongo (UOB), réclament la tête du Recteur de l’UOB, Marc Louis Ropivia. Ces derniers estiment que le responsable de cet établissement n’a plus sa place à la tête de cette institution universitaire. « Depuis le conseil d’administration de l’UOB, le recteur s’est inscrit dans une opération de dénigrement et d’injures à l’endroit des responsables syndicaux, pour avoir demandé clarté et explications sur certaines questions financières. Dans la même stratégie cabalistique, son conseiller s’est montré injurieux et méprisant à l’encontre des enseignants via leurs syndicats en nous traitant de nécessiteux, de plagiaires et d’amoraux, alors que nous n’exprimions qu’un droit de paiement des actes pédagogiques accomplies il y a deux ans et qui méritent leur dû», ont fait savoir les syndicalistes.

Selon les enseignants chercheurs grévistes, cette campagne de dénigrement et d’outrage à l’encontre de leurs personnes, menée par le recteur de l’Université Omar Bongo, est une manœuvre destinée à masquer la gestion opaque de l’UOB. « Le rectorat vient, une fois de plus, de le montrer en interdisant désormais aux enseignants chercheurs, aux syndicats en particulier, l’accès au service de la Direction Administrative et Financière (DAF). Une décision illégale qui corrobore l’opacité de sa gouvernance. De plus, depuis cinq ans, le recteur n’a pas cessé de clamer partout dans les médias comme dans toutes les réunions institutionnelles de l’UOB, sa vision stratégique de notre université. Mais force est de constater que l’université ne s’est jamais aussi mal portée sur le plan académique et administratif. Aujourd’hui, le recteur a centralisé  tous les pouvoirs décisionnels sur lui. Tout se ramène désormais à lui, au point où, il a rendu inexistant le conseil d’Université»,  ont expliqué les grévistes..

Lassés, les enseignants chercheurs estiment qu’il est aujourd’hui impérieux pour eux, de reprendre leur destin en main, pour l’engager vers des pratiques modernes, démocratiques et transparentes. « Nous pensons que ce destin n’est plus incarné par un recteur qui ne nous respecte pas, un recteur dont la vision en cinq ans de gouvernance n’a rien produit de convainquant et a fait régresser notre établissement sur tous les plans », ont-ils conclu.

Daisy Ntongono

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