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UOB : Le bunker va tomber

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En l’espace de deux semaines seulement, l’Université Omar Bongo  a été  deux fois visitée par le chef du gouvernement Julien Nkoghe Bekale.  Accompagné cette fois ci du Ministre de la défense nationale, Rose Christian Ossouka Raponda,  le numéro un du gouvernement  est allé faire le tour du propriétaire, avant d’annoncer la destruction du  « bunker » de l’UOB.

En ligne de mire depuis plusieurs années déjà, le tristement célèbre bunker de l’université Omar Bongo, un vieux bâtiment inachevé qui selon certaines indiscrétions, servirait de repère à une certaine caste d’indélicats s’illustrant dans des pratiques peu recommandables va tomber « il faut que tout soit rasé » a dit le premier ministre lors de sa visite sur ce  lieu lugubre, afin de faire  place, à un  édifice, digne de ce nom.

Et  comme Julien Nkoghe Bekale l’a promis lors de son précédent passage sur les lieux avec le ministre de l’enseignement supérieur, les travaux de réaménagement de l’UOB ont débuté. D’après Marc Louis Ropivia, le recteur de cette université, « le premier ministre a tenu à visiter tout le chantier. Les travaux ont commencé au niveau des pôles scientifiques et des amphithéâtres Léon Augé et Nzouba ».

Les pavillons, ont eux aussi fait l’objet d’une attention particulière, encore que les étudiants n’y résident plus depuis quelques temps. Toute chose qui occasionne d’ailleurs un manque à gagner pour le centre des œuvres universitaires qui devraient en assurer la gestion et surtout, cause des désagréments aux étudiants n’ayant pas d’attaches familiales à  Libreville.

Rappelons que ce temple de savoir est en proie à de sérieux problèmes structurels avec l’arrivée chaque année de nouveaux bacheliers, ce, alors que la capacité d’accueil reste la même. Conséquence, des effectifs pléthoriques. A cela, s’ajoute des  difficultés d’ordre fonctionnel, à l’origine des  grèves à répétition du Snec, le Syndicat National des Enseignants et Chercheurs.

La restructuration de l’UOB et la construction de nouveaux bâtiments pourraient à n’en point douter, calmer les ardeurs de tant d’apprenants que des enseignants et personnel administratif.

Le début de travaux donne donc une lueur d’espoir certes,  mais la livraison de ce vaste chantier reste fortement attendue.

JB

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