Accueil Société Université Omar Bongo: A quand la tenue d’un deuxième conseil d’administration ?

Université Omar Bongo: A quand la tenue d’un deuxième conseil d’administration ?

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Deux syndicats conditionnent la reprise des cours à l'UOB/©DR.

C’est en principe depuis le début de cette semaine que les cours devaient reprendre, selon un calendrier établi par les autorités rectorales, à l’université Omar Bongo. Seulement, ces cours, à en croire deux structures syndicales, dont le SNEC-UOB et le Frapes, ne peuvent reprendre. Ils conditionnent cette reprise des activités pédagogiques par le paiement de plusieurs  prestations et la tenue d’un second Conseil d’administration, comme prévu.

Rien n’est plus surprenant à chaque début d’activité pédagogique dans nos grandes universités et grandes écoles. Le cas de l’Université Omar Bongo est patent. Chaque année, la reprise des cours est toujours conditionnée par de nombreux soubresauts.

Pourtant annoncé pour cette semaine, selon un calendrier établi par les autorités rectorales, les activités pédagogiques sont, aujourd’hui, conditionnées par le payement de plusieurs prestations et la tenue d’un deuxième conseil d’administration.  C’est en tout cas, ce qui ressort d’une rencontre des responsables de deux structures syndicales que constituent l’UOB, le syndicat des enseignants chercheurs section UOB et la force de réflexion et d’action pour l’enseignement supérieur (Frapes).

Sur le paiement des prestations, par exemple, Pr Mike Moukala Ndoumou a indiqué que le gouvernement devrait prendre ses responsabilités, en respectant, selon le président du SNC-UOB : « ses engagements sur le paiement intégral des prestations et la tenue du deuxième conseil d’administration, sans laquelle, fait-il savoir, aucune activité pédagogique n’est susceptible de démarrer à l’UOB ».

Faut-il le rappeler, l’année pédagogique 2018 qui vient d’être bouclée, avait abouti à la mise en place d’un certain nombre de critères de fonctionnement. Seulement voilà, indique-t-on dans ce ‘’Temple du savoir’’, certains de ces points n’ont pas vu le jour. Raison : les textes, pourtant mis en place par les responsables du ministère et ceux de l’UOB,  n’avaient  pas été appliqués. Par exemple, indique le Pr Moulaka Ndoumo, « l’année 2018 avait été marquée par l’augmentation des droits d’inscription dans les universités et grandes écoles publiques. Ce, dans l’optique de palier au budget très exigu alloué par  l’Etat ». Pour ces universitaires, la somme de 1 milliard 200 millions octroyée à l’université Omar Bongo avait pour ambition : « d’améliorer les conditions de travail des étudiants et même des enseignants- chercheurs ». Pour cela, il avait été mis un canevas pour l’utilisation de cette manne.  Il y avait des dépenses d’investissement et de fonctionnement. C’est pourquoi, il avait été initié la tenue d’un second Conseil d’administration en début d’année académique, dans l’optique de faire la lumière sur ces dépenses. « Rien n’a été fait », s’insurge le Pr Moukala Ndoumou. « Nous constatons avec amertume qu’aucune nomination des nouveaux chefs d’établissements n’a eu lieu, pendant ce temps, des inscriptions et réinscriptions ont démarré. Nous disons que nous ne pouvons pas reprendre les cours dans ces conditions-là ».

Faut-il le rappeler, c’est depuis 2015, que le paiement des prestations n’a pas été effectif. Malgré ces retards, aucune activité pédagogique n’a été boycottée. Que va-t-il se passer cette année ? Là gît le lièvre.

Lucka Martial

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