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Transport ferroviaire : les usagers contraints de squatter les trains marchandises

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Les usagers contraints de squatter les trains marchandises/©DR

L’avènement de la pandémie du covid-19 est à l’origine de la suspension des trains voyageurs sur le chemin de fer entre Owendo et Franceville. Consequence, les populations établies le long de la voie ferrée, dans bon nombre de localités de l’arrière-pays sont faits prisonniers dans leurs lieux de résidence, sans possibilité de déplacement.

Heureusement pour ces populations que la SETRAG autorise encore le trafic commercial qui se limite uniquement aux trains marchandises et minéralier. Une alternative par excellence pour ces prisonniers du covid-19 pour effectuer leurs déplacements d’une localité à une autre, y compris les agents de la SETRAG qui ne manquent pas de rater l’occasion de ces trains inappropriés pour les voyageurs. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement avec les effets collatéraux des décisions du gouvernement, sans mesures palliatives préalables, afin d’éviter à ces populations privées de déplacements, de rallier leurs familles.

Ainsi, apprend-on, que lors du passage du train marchandises, ces personnes en difficulté dans l’hinterland en profitent pour négocier une place dans les wagons de marchandises pour se déplacer. Du coup, une question revient avec insistance, à savoir: pourquoi le concessionnaire du chemin de fer n’a pas établi un programme allégé de transport des passagers, en s’assurant simplement que la distanciation sociale est respectée ? Un peu comme c’est le cas à Libreville avec les bus Sogatra, Trans’urb et Trans’Akanda, les trains voyageurs pourraient circuler dans ce cas, sans forcément entraver les mesures barrières édictées par le gouvernement.
Autrement dit, voici une situation qui devrait amener la SETRAG à revoir ses mesures de restriction qui accablent aujourd’hui de nombreux usagers qui éprouvent la difficulté à rallier leurs familles dans l’arrière-pays. La même difficulté se fait ressentir pour l’acheminement des produits pharmaceutiques au-delà de la capitale gabonais, dans les localités desservies par les trains SETRAG.

 De ce côté, c’est avec un retard de plusieurs jours que les médicaments arrivent dans lesdites localités. Encore faudra-t-il que les tenanciers des dépôts pharmaceutiques s’associent pour payer l’affrètement d’une palette de médicaments. Comme quoi, la réalité sur le chemin de fer reste préoccupante en cette période de restriction des mouvements humains. Ce qui nécessite des dispositions alternatives de la part de la SETRAG, pour éviter de pénaliser davantage les populations.

Lucka-Martial

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