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Transport en commun: menace de grève des taximen à Oyem

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©DR

Les chauffeurs de taxi et autres « clandomans » n’en peuvent plus du fait des rackets dont ils sont victimes de la part des agents postés à chaque coin de rue et à chaque poste de contrôle, il faut saluer le képi autrement dit ; y déposer un billet. Conséquence, les recettes s’amenuisent et le chauffeur ne peut plus vivre.

A la frontière nord du pays comme à l’intérieur des villes du septentrion surtout à Oyem, les rackets vont bon train. Mais celle qui commence à nuire, c’est celle dont sont victimes les taximen qui ne savent plus où donner de la tête. Pour faire face à cette menace, les chauffeurs se sont regroupés en collectif pour demander l’intervention de la municipalité.

Axel Bernus  Essongo le Président dudit collectif excédé par cette situation explique : « le taximan dépense 12.000 francs Cfa par jour  pour satisfaire les policiers pour ce qu’ils appellent l’enregistrement, or sa recette est de 17.000 francs et nous sommes désormais incapable de verser cette somme  à nos patrons et avoir de quoi acheter un bout de pain à nos enfants en rentrant ».

La situation perdure pourtant, personne n’a osé lever le moindre petit doigt pour mettre un terme à ce conflit. La conséquence directe de ce qui semble être  un cul de sac, un mouvement de grève qui paralysera toute la ville d’Oyem. Pourtant, «  dans notre cahier de charges, nous avons demandé la réglementation  et la limitation des contrôles, les respect des droits des taximen. Nous attendons que le maire nous reçoive mais s’il ne nous reçoit pas, nous allons durcir notre mouvement » sans détour, dira le président du collectif des taximen d’Oyem.

Selon certaines spéculations, le phénomène de racket serait entretenu et pourrait ne pas être facile à éradiquer du moment où il nourrit son homme. Toutefois, les taximen sont décidés à ne pas se laisser faire et tant pis pour la population qui dépend d’eux pour se déplacer.

JB

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