Sogatra : le véritable premier bain de Nfoumou Ondo

Sogatra : le véritable premier bain de Nfoumou Ondo

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Scénario inhabituel au centre ville, entrée principale des services du trésor public. Les agents de la société gabonaise de transport avaient pris d’assaut, avec des bus garés causant même l’embouteillage à cette rue. Ils venaient en savoir plus sur leurs arriérés de salaires.

Il faut dire que de mémoire de gabonais, jamais un ministre des transports n’avait vécu pareille scène, que celle vécue par l’actuel ministre des transports et de la logistique, Flavienne Nfoumou Ondo. Pourtant, avec les interpellations des agents de la Sogatra, il fallait s’y attendre. Eux qui ont démontré de par leur détermination à prendre d’assaut les alentours des services du premier ministre, il y a moins de deux semaines.

N’ayant eu aucune avancée quant à leur situation, ils ont  décidé d’appuyer le pied sur le champignon. Hier donc, en début de journée, ils ont   pris d’assaut l’entrée principale des services du trésor public, où ils disaient venir revendiquer leurs quatre mois de salaires impayés. La scène était telle qu’elle ne pouvait laisser indifférents les usagers. Surtout qu’elle a été à l’origine d’un  embouteillage monstre. Il a fallu  la présence illico presto sur les lieux du ministre des transports, Flavienne Nfoumou Ondo.

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Il a  fallu que le ministre s’entretienne avec les responsables du trésor public dans l’optique de régler cette dette. «Mais, il n y a pas d’argent et les agents de la Sogatra ne peuvent rebrousser chemin sans gain de cause», Laisse entendre un agent. D’où cette assurance du payement d’un mois, sur les quatre mois. Et là encore, il y a eu blocus, puisque les agents disent en avoir mare d’attendre. Sur quatre mois, on donne un mois aux pères et mères de famille que nous sommes. Vous croyez qu’on pourra s’en sortir avec un mois de salaire? Les banques attendent, nos bailleurs nous attendent. Nous souhaitons être payés dans l’intégralité des quatre mois tout simplement, parce que nous avons des charges dans nos maisons. Au problème de salaire, s’ajoute celui de la CNSS qui depuis 2005, ne rentre pas dans ses cotisations», s’indigne un autre agent.

Enzo Noah.

 

 

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