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Société civile Gabonaise pourquoi ça ne marche pas?

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Les Associations  et autres organisations dites de la société civile sont  créées au Gabon  chaque année. Et malgré cette floraison d’organisation, les questions liées à la bonne gouvernance, à l’environnement, et à l’éducation semblent ne pas être portées au plus haut niveau par les organisations de la société civile gabonaise. Pourquoi la société civile a-t- elle du mal à faire son travail convenablement au Gabon?

Cette question mérite d’être posée, au regard du travail abattu par certaines organisations de la société  civile, dans d’autres pays, en vue d’une amélioration de  leur indice de développement. Au Gabon, ces structures semblent faire du surplace et semblent  plus s’intéresser aux questions où ils savent qu’ils pourront gagner quelque chose en retour. Des comportements bien loin des principes qui doivent guider  une société civile responsable. En effet,  la société civile existe « afin de préserver et d’étendre des valeurs de solidarité et de partage. Son projet n’est pas de soutenir un pouvoir coercitif ou de rechercher le profit, mais bien de cultiver une indépendance de l’esprit (sinon toujours des finances) qui lui permet d’être responsable et d’exiger des comptes d’autres institutions et de faire entendre des idées alternatives, et de faire des propositions politiques en faveur de l’intérêt public au détriment d’intérêts particuliers » affirme certains responsables de la société civiles. 

Au Gabon, le travail  de la société civile semble être mitigé. Ces dix dernières années, la société civile  n’a pas réussi à faire comprendre aux  autorités  la nécessité d’instaurer un vrai climat de confiance, entre les gouvernants et les gouvernés. Les associations n’arrivent toujours pas à  satisfaire les besoins de la population et établir des véritables liens de partenariat, afin que  leurs  propositions et leurs idées soient prises en compte par les autorités. Et qu’elles ne soient plus perçues, comme des opposants où des activistes. Le contrôle direct d’associations de la société civile par le gouvernement où des personnalités proches de l’opposition n’est pas en reste, ce problème est  devenu monnaie courante au Gabon.

Toute chose qui vient confirmer  le rapport  de 2016, de l’indice de développement des organisations des sociétés civiles, pour l’Afrique subsaharienne, présenté le 4 mai dernier à Libreville par  le président de l’ONG Brainforest Marc Ona Essangui. Un rapport qui concède au pays la note de  5,4,  soit la mention «durabilité entravée».

 Pour la chargée de projet de Brainforest, Ida Navratilova Oye Obame, «L’environnement juridique est resté le même malgré le fait que de nombreux acteurs de la société civile demandent la révision de la loi 35-62 portant création et organisation des associations. La capacité organisationnelle, la viabilité financière, la fourniture des services et l’accès aux infrastructures restent étroitement liés à la problématique des financements disponibles».

Toute chose qui devrait permettre aux responsables des ONG et associations de trouver des solutions  aux problèmes liées notamment, à la manière dont les unes et les autres font leur travail sur le terrain,  pour une meilleure crédibilité auprès des autorités.

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