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Sida : querelles de coupe d’argent

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©DR.

 Le monde des personnes vivant avec le VIH connait aujourd’hui une ébullition. Pendant que le monde, en général, le Gabon en particulier va célébrer, le 1er décembre prochain, la journée mondiale du Sida, sous le thème « Connais ton statut ». Au Gabon, les associations des personnes vivant avec le VIH et les structures de prises en charge sont à couteaux tirés. Cause principale : soupçon de présumées coupes des fonds alloués aux personnes vivant avec le VIH.

Il faut le dire, le Gabon n’est pas un pays comme les autres. Même les problèmes de santé publique connaissent de difficultés de détournement. La dernière en date est cette affaire de coupes de fonds alloués aux personnes vivant avec le VIH par certaines structures de prises en charge. Cette guéguerre a fait sortir de leur torpeur les associations de Personnes vivant avec le sida (VIH PVVIH). Ainsi, lors d’une récente réunion, ces derniers n’ont pas fait dans la dentelle pour dénoncer la mafia organisée dans la gestion des médicaments et des fonds alloués pour les prises en charge. Avant de lancer l’ultimatum de  boycotter la prochaine journée du 1er décembre prochain si les choses demeuraient telles.

Il faut dire qu’entre la vétusté des structures d’accueil, le détournement des médicaments de la troisième ligne, l’inexistence des centres ambulatoires et infectiologie, les détournements des fonds alloués au PVVIH, la situation est aujourd’hui insoutenable avec les personnes vivant avec le VIH. Certains acteurs du circuit d’alimentation et de distribution font des pieds et des mains pour vouloir s’enrichir sur le dos des malades.

 Sont pointés du doigt pour les détournements et autres frappes dans les budgets alloués aux PVVIH : le Directeur général du Programme de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIHSIDA et le directeur général de la prévention du sida.

Une situation qui doit interpeller les uns et les autres, car comme on le dit : « une personne bien portante est un malade en sursis ».

LMA

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