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Sécurité sociale : La Mairie de Libreville redevable de  plus de 20 milliards de FCFA à la CNSS

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L'hôtel de ville de Libreville, va t-elle réussir à payer sa dette?/©DR

C’est ce qui ressort de l’investigation menée par notre rédaction. La Mairie de Libreville, dont-on pensait être une poule aux œufs d’or, aurait une dette de plus de 20 milliards de FCFA, à la CNSS.  Une dette qui serait l’un des nombreux problèmes administratifs rencontrés par la nouvelle équipe municipale.

C’est un peu plus de 20 milliards de francs CFA que la nouvelle équipe de la Mairie de Libreville va devoir tenter d’éponger, tout au long de son mandat.  La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), en difficulté financière depuis quelques années, n’arrive plus à répondre, de façon effective, aux doléances de ses assurés. Et pour permettre à la structure de vivre, son Directeur Général, Dr Nicole Assélé, vient de revoir la décision prise par l’ancienne équipe dirigeante de la CNSS, de payer les pensions retraites par trimestre. Une décision qui continue de provoquer des grincements de dents et une montée d’adrénaline chez les retraités. En jetant un  regard sur les institutions et les entreprises redevables à la CNSS, il est constaté,  pour le regretter, que depuis plus de 5 ans, la Mairie de Libreville n’a pas cherché à éponger sa dette vis-à-vis de la CNSS. Et pourtant, ce ne sont pas les moyens ou les stratégies qui ont manqué pour apurer cette dette. Résultats des courses : la dette de la Mairie de Libreville a connu une hausse évaluée à plus de 20 milliards de FCFA.

Dès l’arrivée du nouveau Maire de Libreville,  Léandre Nzué, le dossier a été mis sur sa table par les syndicats et le personnel, afin qu’une  solution soit rapidement trouvée.  Après donc plusieurs échanges, le Maire de Libreville a mis en place, une commission pour étudier et trouver des solutions idoines à ce problème.  Une situation difficile pour les agents municipaux, notamment ceux ayants atteint  l’âge de la retraite.

Du côté de la CNSS, il n’est plus question de reverser un seul franc aux retraités de la Mairie de Libreville. «  Nous ne pouvons plus recevoir et payer les  anciens agents de la Mairie de Libreville », a indiqué un responsable de la CNSS.  Avant d’ajouter que « la CNSS pourrait  appliquer le code de sécurité sociale,  conformément aux dispositions de l’article 207 du Code pénal. », a-t-il ajouté.

Pour les responsables de la Mairie de Libreville, le problème serait en train d’être résolu, et pour ne pas pénaliser les agents qui ont atteint l’âge de la retraite, les autorités municipales  ont préféré garder ces agents municipaux à leurs postes. Car, disent-il « il n’y aurait pas d’argent pour payer le service rendu, et la dette de la CNSS. Ils peuvent se retrouver sans  leur pension retraite, comme leurs collègues dont certains ont déjà fait deux ans, sans toucher de pension retraite ».

Où sont donc passés les 27 milliards de FCFA, que Rose Christiane Ossouka Raponda a laissé dans les caisses de la Mairie de Libreville ?

La question mérite d’être posée. Cette annonce a fait couler encre et salive à la Mairie de Libreville. A en croire les collaborateurs du nouveau maire de Libreville, il n’y aurait pas 27 milliards de FCFA dans les caisses de cette institution. Cet argent représenterait plutôt une dette de l’Etat. Et le règlement de cette dette serait en train de trouver quelques solutions, afin de permettre à la mairie de répondre aux attentes de leurs administrés. Mme Ossouka Raponda savait-elle que cet argent représentait une dette de l’Etat ?  Sachant  que l’institution était très endettée à la CNSS, et qu’il y avait des retraités qui n’avaient pas encore perçu leurs pensions, depuis des années, pourquoi a-t-elle préféré garder cet argent dans les caisses de l’institution au lieu de commencer à éponger la dette, comme l’avait fait son prédécesseur, Jean François Ntoutoume Emane ?

Des questions qui mériteraient des réponses, dans la mesure où, le non-paiement de cette dette par la Mairie à la CNSS laisse penser que l’institution serait une poule aux œufs  d’or qui ne permet pas à leurs retraités de percevoir le fruit de leurs efforts. Le budget n’étant pas encore voté, les collaborateurs du maire ont indiqué que cette question de la dette de la CNSS sera évoquée lors du premier conseil municipal de Libreville.

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