Satram : Les petites manigances d’un actionnaire

Satram : Les petites manigances d’un actionnaire

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Les actionnaires de l'entreprise Satram et son conseil

Dans la perspective d’éclairer l’opinion  et de dissiper les doutes qui règneraient  chez les travailleurs de la société SATRAM, un point de presse s’est tenu le 22 juin dernier par Maître Nkoulou-Ondo, avocat à la Cour, accompagné des plaignants.  Point  de presse  faisant suite à la publication dans le quotidien national l’Union du 21 juin dernier, d’une prétendue délibération provenant d’un supposé conseil d’administration, tenu à Libreville par Moustapha Aziz, mais sans la présence des véritables actionnaires, non convoqués.

De cette sortie médiatique, il ressort que Satram a été créée par deux familles, Ali et Jakhoukh, le patriarche qui dirigeait cette entreprise jusqu’à la fin de sa vie. Après la mort de ce dernier, un administrateur fut désigné en la personne de Khalid Nkoulou. Ce dernier a été nommé par délibération du Conseil d’Administration tenu à Libreville le 14 février 2017 dernier.

Tout allait bien jusqu’à la publication, dans le quotidien  »L’union », d’une délibération d’un supposé Conseil d’administration présidé et tenu par Mustapha. Problème, cette réunion qui s’est tenue sans la présence de véritables actionnaires, a porté à la tête de l’entreprise, le président de ladite séance. Du coup, le différend  met à mal la cohésion entre les deux familles et, partant, la société Satram.

Il est à rappeler qu’étant hospitalisé en France courant juillet 2014, feu Lahcen Jakhoukh, le patriarche aurait mystérieusement signé trois actes de sessions. Ce testament établi devant le Maître Jean-Marie Pannetier, notaire à Nice, fait de Moustapha Aziz le légataire universel du patrimoine du défunt, d’une donation et d’une reconnaissance de dette de 10.000.000 d’euro. Une situation qui a éveillé des doutes et des soupçons au sein de la famille du patriarche. Cette dernière concluant à un coup monté, a entrepris de contester ces décisions au Tribunal de Grande instance de Paris. La famille tenait à prouver qu’au moment de la signature, le patriarche, Lahcen Jakhoukh n’était plus en possession de toutes ses facultés mentales et physiques. Alors que la procédure suit son cour à Paris, Moustapha Aziz s’est empressé de se prévaloir de ses actes en territoire gabonais.

Une attitude qui n’a fait qu’accentuer les soupçons portés contre sa personne. Aujourd’hui, pour que les actes signés par le patriarche soient exécutés au Gabon, il faut au préalable que ses actes soient exéquaturés par un juge gabonais. Pour obtenir cet exequatur, Moustapha Aziz avait saisi le juge des référés du Tribunal de première instance de Port-Gentil, mais il a été débouté. Sans démordre, l’affaire fut instruite à la Cour de cassation de Libreville qui se déclara incompétente.

Après maintes tractations, le testament fut exequatur par le Tribunal. Du coup, l’homme qui voulait devenir le patron suprême a été remis à sa vraie place.

 

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