Accueil Société Santé: Guerre des laboratoires pharmaceutiques ou simple rumeur sans conséquence?

Santé: Guerre des laboratoires pharmaceutiques ou simple rumeur sans conséquence?

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Plus de peur que de mal. Finalement, il se trouve que la fameuse liste des cinquante médicaments interdits dans l’Union Européenne (UE), et qui sont distribués par nos pharmacies, n’en est rien.

De nos jours, on trouve un peu de tout sur les réseaux sociaux. Des informations avérées, tout comme des fack news.La dernière en date et non des moindres, est celle de la liste d’une cinquantaine de médicaments contre le paludisme «interdits» dans l’Union Européenne (UE), et qui seraient toujours distribués dans nos différentes pharmacies.

Mais après enquête, il nous a été donné de constater que la quasi-totalité des produits médicamenteux incriminés, sont absents des rayons pharmaceutiques, et surtout du marché gabonais.Mais aussi que des produits comme Halfan 250 mg, Camoquin 200mg pour ne citer que ceux-là, sont depuis plusieurs années déjà, interdits sur toute l’étendue du territoire national. Et que seuls trois médicaments de cette liste exhaustive (Co-arinate, Artequin, Paludrine 100 mg), sont encore autorisés au Gabon. « Nous n’avons pas encore reçus de mise en garde pour ces médicaments. De plus, au cas où notre pays recevrait une alerte à ce sujet, il ne faut pas confondre la mise en garde, à la demande de retrait d’un médicament sur le marché et donc à la vente. Car, ce n’est pas la même chose »a expliqué un docteur en pharmacie.

Au vu de cette alerte persistante, sur ces supposés médicaments interdits, et qui circuleraient toujours dans nos murs, ce dernier a émis l’hypothèse que ces révélations sur les réseaux sociaux, pourraient cacher une guerre de laboratoires faite d’informations erronées, ou encore exagérées. A tort ou à raison, on ne saurait le dire pour le moment. Cela dit, selon la direction du médicament et de la pharmacie (DMP), si effectivement des produits médicamenteux interdits se retrouvent encore au Gabon par hasard, « il s’agirait ni, plus ni moins, que de produits issus de réseaux illégaux ».Des produits parfois à moindre coût, dont il est possible de s’en procurer dans les pharmacies dites par terre, ou par le truchement d’autres circuits parallèles. 

Il revient à l’inspection générale de la santé, de se saisir du dossier, pour ainsi rassurer l’ensemble des consommateurs.

Daisy Ntongono

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