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Santé/ un forum contre le VIH-sida et la tuberculose ; plus qu’un problème de santé publique

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©DR.

Elles sont redoutées et leurs porteurs marginalisés malgré les multiples campagnes de sensibilisation : il s’agit du VIH-sida et de la tuberculose. Ces maladies autrefois dites de la honte se voient livrer une guerre sans merci par les pouvoirs publics, une rencontre en vue de statuer sur la meilleure prise en charge des malades a eu lieu à Libreville.

La pandémie du Sida et la tuberculose  constituent un véritable casse tête chinois pour les autorités en charge de la santé au Gabon. Pourtant, des stratégies  sont mises en place depuis des années en vue d’une meilleure prise en charge desdites maladies. Pour plus d’efficacité, l’OMS l’organisation mondiale de la santé en collaboration avec le ministère gabonais de la santé  ont organisé ce 9 décembre ce jusqu’au 10, un forum sous le thème « agissons ensemble pour lutter contre le sida et la tuberculose ».

Cette bataille a débuté depuis 1993 avec la mise sur pieds  d’une stratégie ou programme de lutte contre le sida, suivi cinq ans plis tard c’est-à-dire en 1997 de celle liée à la tuberculose. Ces deux programmes sont-ils mis aujourd’hui en cause ? le Docteur Médard Toung Mve spécialiste en santé publique  précisera « nous ne pouvons pas mettre ces stratégies en cause, elles sont mondiales mais l’organisation et parfois le manque d’information et le comportement de certains patients peuvent constituer des obstacles… Les centres de traitement ambulatoires sont situés dans les chefs lieu de provinces, les fournisseurs d’anti retro viraux et antituberculeux ont du mal à livrer ces médicaments ».

Voilà qui expliquerait le fait que le sida et la tuberculose continuent d’exister au Gabon alors que les pourcentages pourraient quand même être revus à la baisse de manière considérable si l’on s’en tient aux sommes colossales déboursées pour les besoins de la cause. Mais là aussi, les spécialiste de la santé disent en connaitre la raison «  comment comprendre ceux qui refusent de suivre leur traitement jusqu’au bout » ? Pourtant selon Guy Patrick Obiang le secrétaire général du ministère de la santé, les patients ne déboursent pas un traitre franc pour acquérir ces médicaments «  le gouvernement lui-même assure l’achat des antirétroviraux et des antituberculeux contrairement à d’autres pays ». Face à tant de facilités, qu’est ce qui rend si difficile la prévention et la prise en charge de ces deux maladies ?

L’OMS et le ministère gabonais des la santé ont fort à faire à ce niveau.

JB

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