Accueil Société Le coin santé: stratégies de lutte contre la tuberculose au Gabon

Le coin santé: stratégies de lutte contre la tuberculose au Gabon

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L'entrée de l’hôpital de Nkembo, spécialisé dans la tuberculeuse/(c)internet.

Le taux de morbidité du fait de la tuberculose est passé à 72%  en Afrique selon l’Organisation Mondiale de la Santé après publication de son rapport pour l’année 2018. Un taux qui présente bien la gravité de la situation de cette maladie, hier dite de la honte. Faisons pour l’occasion, un tour d’horizon de la situation, en visitant le PNLT (programme national de lutte contre la tuberculose).

 La tuberculose est une maladie avilissante qui depuis longtemps, terrorise la population. Très contagieuse, elle est causée par « le bacille de koch et se caractérise par une toux sèche »; « la perte d’appétit et de  poids ; des fièvres nocturnes et parfois des éruptions cutanées ». Pour être contaminé, il suffit d’être au contact de la salive ou sueur du malade, ou encore rester à ses côtés lorsqu’il tousse.  Après avoir été diagnostiqué positif, la personne malade peut être  mise en quarantaine. Par peur de contracter cette dangereuse maladie, la famille et les proches isolent souvent le malade : « situation qui à la longue, peut provoquer les divisions au sein de la famille ».

Pour efficacement lutter  contre la tuberculose tout en assurant une meilleure prise en charge des malades, le PNLT, Programme National de Lutte contre la Tuberculose a été créé en 1997. C’est en réalité un service au sein de l’hôpital spécialisé de Nkembo qui travaille de concert avec le CDT ou Centre de Diagnostic et de Traitement. Son rôle, la prise en charge médicale, psychologique et sociale des malades.

 Seulement, cette unité (CNLT) souffre de tous les maux. Sa coordination nationale centrale gérée par le Dr Jocelyn Mahoumbou tout comme ses autres « démembrements enregistrent des problèmes à la fois techniques et structurels » notamment, « l’irrégularité dans l’approvisionnement en médicaments », une mission de l’office national pharmaceutique ; la formation du personnel et la capacité d’accueil qui n’a pas changé  depuis 22 ans. Rappelons que les 250 relais communautaires formés pour intensifier la sensibilisation et les actions de lutte contre la tuberculose ne jouent pas leur partition. L’OMS exige des pays, de diminuer l’incidence de cette maladie d’au moins 95% d’ici à 2030.

Ce défi peut être relevé au Gabon vu les ambitions des pouvoirs publics qui offrent gracieusement les médicaments et les vaccins par le biais de la CNAMGS. Néanmoins, le CNLT travaille sans relâche en vue de changer favorablement « la courbe de l’évolution de la tuberculose au Gabon mais il y’a encore fort à faire ».

JB

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