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Santé/ Lutte contre la tuberculose: Quid des programmes de lutte contre la maladie ?

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©DR.

Chaque année le nombre de personnes atteintes par la maladie est sans cesse croissant au Gabon. Et pourtant, ce ne sont pas  les moyens qui ont manqué pour mener une lutte efficace contre cette maladie dans le pays. Du coup, l’on est  tenté de se demander si une véritable politique de lutte contre la tuberculose existe dans le pays.

Il est difficile aujourd’hui, d’affirmer sans risque de se  tromper que le Gabon fait beaucoup d’efforts pour lutter contre la tuberculose. Dans la mesure où, depuis quelques années, il semble que le pays ne serait plus éligible au fonds mondial de lutte contre la tuberculose. En cause, le manque de plan stratégique national de lutte contre la tuberculose.  Quand bien même il existe une direction générale chargée de mettre en place les politiques de lutte contre la maladie.  Malgré cela,  le nombre de décès continue d’augmente chaque année.

Lors de la dernière rencontre entre les représentants du gouvernement et les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS),  il y a quelques semaines, plusieurs Gabonais étaient étonnés d’entendre qu’il existe un fonds pour  lutter contre cette maladie. Un fonds qui n’a toujours pas permis d’enrayer la recrudescence des cas de tuberculose, notamment les cas de tuberculose à bacille multi résistants.  Selon le rapport mondial 2018 de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 10 millions de personnes ont contracté la maladie. Soit 5,8 millions d’hommes, 3,2 millions de femmes et 1 millions d’enfants. Le nombre de décès est évalué à environ 1,6 millions, dont environ 300 000  décès chez les personnes vivant avec le VIH.

La prévalence de la tuberculose au Gabon est de 523 pour 100 mille habitants, indique le dernier rapport de l’organisation mondiale de la santé (OMS). « D’après les rapports de notre service tuberculose, nous avons notifié, en 2017, près de 5500 cas de tuberculose, toutes formes confondues. Et en dépit des efforts, nous enregistrons encore beaucoup  de cas d’abandon de traitement. Les perdus de vue sont élevés. Aussi, voulons-nous intensifier les activités de sensibilisation et de suivi du traitement pour que tous les malades puissent arriver à la guérison.

Tant il est dommage aujourd’hui  de mourir d’une tuberculose,  alors que c’est une maladie qui se guérit.  De même, en 2016, des cas de tuberculose multirésistante ont été enregistrés. Près d’une centaine de cas a été diagnostiquée et seule la moitié a pu bénéficier de traitement », avait indiqué le docteur Jocelyne Mahoumbou, directeur du programme nationale de lutte contre la tuberculose.

Des propos qui démontrent  bel et bien que, la situation des  personnes infectées par la maladie de la tuberculose est grave. Mais surtout, vient confirmer que la qualité des prestations offertes aux populations  laisse à désirer. De même, les cas de fraudes et de ventes illicites de médicaments à l’hôpital de Nkembo est  un autre problème auquel devrait faire face les responsables de l’organisation mondiale de la santé (OMS), qui souhaitent  relancer le combat, pour offrir aux malades des prestations de qualité et de justice sociale.

 

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