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Rupture de molécules antituberculeuses : le ministère de la santé reconnait la pénurie

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L'entrée de l’hôpital de Nkembo, spécialisé dans la tuberculeuse/(c)internet.

Après plusieurs mois de pénurie de médicaments antituberculeux au Gabon, le ministère de la Santé, a enfin décidé de sortir de son silence, pour donner les raisons de cette carence qui inquiète de plus en plus les malades, nous a révélé le quotidien l’Union.

Le ministère de la santé, notamment son secrétaire général adjoint2, Dr Guy Patrick Obiang, a reconnu qu’il ya bel et bien rupture de quelques molécules liées au traitement antituberculeux. Cette situation étant mondiale, le Gabon ne serait pas seul confronté à cette pénurie, la Guinée Equatoriale et le Cameroun, connaissent également les mêmes problèmes, a-t-il justifié.

Pour le ministère de la santé, le problème ne provient en aucun cas du financement, l’origine de la rupture proviendrait normalement de l’usine de fabrication de ces médicaments qui se situe en chine. Cette dernière connaitrait une pollution dans la chaine de fabrication de ces médicaments. Mais le Dr Guy Patrick Obiang, a souligné tout de même que : « Les fonds que l’Etat a dégagé sont bien disponibles et nous attendons l’aval de nos partenaires de l’OMS et du Fonds Mondial qui sont à la recherche d’autres usines pour que nous puissions procéder à un achat de médicaments de qualité ».

Les malades devront encore attendre jusqu’à six mois au plus pour espérer voir la situation revenir à la normale : « Nous n’auront les médicaments que peut- être dans trois à six mois. C’est pourquoi l’OMS est entrain de chercher des pays qui ont des stocks importants d’antituberculeux capables de dépanner le Gabon ». Si tel est le cas que la situation reviendra à la normale dans peut être trois à six mois, pendant ce temps, que deviendront les malades en attente de ces molécules ? Et quelle usine qui fabrique les antituberculeux qu’on retrouve dans les pharmacies gabonaises?

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