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Restaurant Universitaire: Les repas de prisonniers servis aux étudiants

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Les étudiants faisant la queue pour obtenir un ticket/crédit photo: pyramidmédiagabon.

Plus rien ne va pour les étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB), depuis la reprise de la direction du restaurant de cet établissement par le Centre national des œuvres universitaire (CNOU).

Les étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB) et des grandes écoles supérieures environnantes n’en peuvent plus des plateaux repas jugés ‘’infectes’’, qui leur sont servis au restaurant de l’UOB.« Si je devais comparer les plats qui nous étaient  proposés par SODEXO dans le passé, et ceux qui nous sont présentés aujourd’hui par le Cnou, je dirais qu’il n’y a pas matière à comparer. En dehors du menu qui varie chaque jour, il faut le leur reconnaitre au moins, mais les repas sont tous simplement infectes. Non seulement nous avons seulement droit au plat de résistance, donc, pas d’entrée et de dessert. Mais en plus, cette nourriture est fade à souhait, digne des plats servis au bagne. Nous avons l’impression que ce sont des plats fait à la va vite. On jette une grande quantité de poulet ou autres dans  un grand récipient et on fait cuire le tout, sans vraiment tenir compte de la cuisson, et de l’assaisonnement, pour ensuite vous le servir dans les plateaux juste comme ça. Et franchement lorsque vous regardez la gueule de certains plats qui vous sont servis, ça ne donne pas du tout, alors là pas du tout, envie de manger. C’est dans ces cas précis que vous regrettez votre argent »,  a confié un étudiant de troisième année.

En effet, la reprise du restaurant de l’UOB par le Centre national des œuvres universitaire (CNOU), semble avoir apporté pas mal de changement, tant au niveau de la direction que celui du fonctionnement.« Depuis le changement de restaurateur ici à l’UOB, il faut dire que plus rien ne va. Déjà, le prix du ticket pour avoir droit à un plateau repas a complètement triplé. Nous sommes passés d’un ticket resto de 150 francs, à 500 francs. C’est vraiment abuser.Surtout lorsque l’on sait que tous les étudiants ne sont pas boursiers i, et qu’ils doivent sans cesses payer des fascicules pour les différents cours.La direction explique cette augmentation du prix du ticket par le fait que l’Etat a décidé de ne plus subventionner le restaurant, et du coup, c’est nous qui trinquons. On aurait cru que l’augmentation du prix du ticket allait de pair avec une meilleure qualité des repas, mais non, pas du tout. Ils poussent même le vice, jusqu’à nous proposer des menu de 1000 francs composés de quelques tranche de tomates, poivrons oignons, et du fameux plat de résistance, plus une canette de jus. C’est franchement du grand n’importe quoi et une honte pour un restaurant universitaire qui se veut moderne »a expliqué un autre étudiant.

Une situation qui oblige aujourd’hui, certains étudiants à aller se ‘’gérer’’ non loin du restaurant avec un plat de riz tchieb, plus couteux certes, mais comestible et nourrissant selon ces derniers.

Et parce que le restaurant se vide un peu plus chaque jour, la direction semble avoir mis au point une nouvelle stratégie pour appâter les étudiants et concurrencer par la même occasion les vendeuses de sandwiches du campus. « En dehors du plat qui est à 500 francs, maintenant avec la même la somme, on peut avoir un sandwich de notre choix, ou du menu et une cannette de jus » a indiqué une étudiante de deuxième année de droit.  Une formule, qui semble vraisemblablement convenir à bon nombre d’étudiants, et permet ainsi de renflouer les caisses du CNOU.

Daisy Ntongono

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