Accueil Société Réhabilitation du chemin de fer gabonais: 204 Milliards en question

Réhabilitation du chemin de fer gabonais: 204 Milliards en question

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Il aura finalement fallu le déraillement du train minéralier le 5 février dernier, pour que l’Etat se décide enfin à procéder à une réhabilitation du chemin de fer, et ce en accord avec son partenaire la Setrag.

Le ministre d’Etat en charge des infrastructures, Jean-Pierre Oyiba, et le ministre du transport et de la logistique, Estelle Ondo, ont lors d’une séance de travail avec la directrice générale de la Société d’Exploitation du Transgabonais (SETRAG), Patricia Claes, discuté de la convention de concession du chemin de fer susceptible de remettre à neuf la voie ferrée déjà vétuste, et combien dangereuse pour les usagers. « La conséquence de la vétusté de notre chemin de fer, et l’absence de maintenance de celui-ci, est qu’avec l’usure et son intense utilisation, nous avons de plus en plus des difficultés causées par des déraillements qui occasionnent beaucoup de pertes matérielles, et des désagréments au niveau des passagers et d’autres usagers» a indiqué Jean-Pierre Oyiba.

C’est le cas très récent du train minéralier, qui a déraillé le 5 février dernier entre les gares de Ndjolé et Abanga, causant ainsi, au passage, de lourds dégâts matériels.

Une situation qui tend à être évitée dans les prochaines années, grâce à la signature de la convention entre le gouvernement gabonais et la direction générale de SETRAG pour la réhabilitation du chemin de fer. Un projet d’une valeur de 204 milliards dont, 61 milliards seront supportés par l’Etat gabonais et le reste, soit un montant de 143 milliards,  pris en charge par la Setrag.

Rappelons que la convention de concession qui avait déjà été signée par les deux parties stipulait que, l’engagement de l’Etat porte en ce qui concerne le redéploiement d’un programme d’investissement destiné à l’amélioration du niveau de service de la voie, sur des infrastructures de base, soit les parties sous la voie ferrée. L’autre partie est à la charge de la Setrag. Et les travaux devraient s’achever en 2021 en ce qui concerne la partie infrastructure, et en 2023 pour le reste.

Daisy Ntongono

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