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Rentrée scolaire : Parents d’élèves saignés par les frais d’écolage dans l’enseignement

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Comme à chaque rentrée, les parents sont contraint à un même traitement/DR.

A chaque rentrée, c’est les mêmes tables d’addition et de multiplication  des coûts d’écolage auxquelles sont confrontés les parents d’élèves. Pressés comme des citrons, ils constatent, en début d’année scolaire, que chaque nouvelle rentrée coûte toujours plus cher que la précédente, et ils commencent à se demander si ce n’est pas une extorsion de fonds organisée. On serait tenté de répondre par l’affirmative, au regard de nombreuses plaintes de parents d’élèves en cette période d’inscriptions et de réinscriptions scolaires, dont l’augmentation des frais qui passent de 2500 francs à 13.000 voire 15.000 francs dans les établissements secondaires publics sont tout simplement vertigineux.

Les frais ainsi revus à la hausse sont exigés rubis sur ongle et constituent la condition pour la réinscription de l’élève. Peu importe que celui-ci soit ancien ou nouveau.

Pour les parents qui compte trois, quatre, voire six enfants scolarisés dans les collèges et lycées d’enseignement secondaires publics, c’est un véritable supplice qu’ils endurent depuis que cette rentrée scolaire à plusieurs vitesses a été décidée par le gouvernement.

Dans le souci d’avoir plus d’explications sur cette nouvelle disposition qui les accable, les intendances d’établissements leur brandissent un communiqué portant le timbre du chef d’établissement sur lequel il est fait mention du détail des charges dont le parent devra s’acquitter obligatoirement pour espérer envoyer sa progéniture à l’école. De la mutuelle, en passant par les carnets de liaison, la coopérative scolaire et autres, le montant des 15.000 francs, selon les responsables de ces établissements, est argumenté et n’est pas discutable. Conséquence, après le démarrage des cours, plusieurs milliers d’apprenants gabonais n’ont pas toujours renoué avec les salles de classe faute de moyens.

Les choses se passent sous le nez et la barbe des gouvernants qui se murent dans un silence complice, face à la dure réalité qui s’offre aux parents d’élèves en cette période de rentrée des classes.

Et comme si cela ne suffisait pas, certains chefs d’établissement exigent que les élèves se procurent leur uniforme scolaire uniquement au sein de l’établissement. Or, les uniformes vendus au sein de l’établissement ne peuvent être que le produit d’un marché obtenu de gré à gré. De là à penser que les chefs d’établissement y ont quelque intérêt, il n’y a qu’un pas que beaucoup franchissent allègrement. Et de peur de se voir refouler pour s’être procuré l’uniforme hors de la zone accréditée par l’établissement, les parents d’élèves se plient à cette exigence protectionniste. Cette année, dans bon nombre d’établissements secondaires, le coût de l’uniforme est sensiblement passé de 15.000 à 22.000 francs. C’est le cas du lycée Diba-Diba, où les élèves sont contraints de débourser 22.000 francs pour se doter de leur uniformeTriste réalité ! Nous sommes encore bien loin de l’Ecole cadeau prônée par les Bêucherons de Paul Mba Abessole.

 

  

 

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