Rentrée académique 2016-2017 La discorde autour des orientations des élèves

Rentrée académique 2016-2017 La discorde autour des orientations des élèves

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Admis en 6e, des milliers d’élèves ont été orientés dans des établissements situés à mille lieux de leurs habitations. Une difficulté aux conséquences lourdes pour l’avenir de ces enfants.  

La non-application des conclusions issues des états généraux de l’éducation de 2010, impacte lourdement l’année académique qui s’annonce. Il faut rappeler que le principal point des résolutions desdites assises, était la construction des nouveaux établissements secondaires et primaires. Sept ans après, aucune école n’est sortie de terre. Depuis deux ans, le pouvoir d’Ali Bongo procède à l’élimination des écoles primaires de Libreville, pour en faire des établissements secondaires.

Cette année scolaire, plus de 3000 élèves ont été admis en classe de 6e. Pour leurs premiers pas au secondaire, ces jeunes, âgés parfois de 9, voire 8, ans ont été orientés dans divers établissements (privés, laïcs, publics). C’est ce qui se fait à l’accoutumée. Seulement, ces enfants vont devoir parcourir des kilomètres pour se rendre dans leur nouvel établissement, les orientations n’ayant pas toujours tenu compte de la proximité, en conformité avec les vœux des apprenants eux-mêmes. Il n’est pas rare qu’un élève, domicilié à Owendo, se retrouve orienté dans un établissement se trouvant à Akanda. « L’essentiel est qu’il est qu’il est quand admis en 6e », entend-t-on parfois dans les couloirs du ministère de l’Education nationale. Combien de parents sont-ils capables, dans le contexte économique actuelle au Gabon, tenir le budget y relatif. Sans compter avec les difficultés de transports qui se posent au Librevillois et aux communes environnantes.

Outre les problèmes liés au système éducatif gabonais déjà en chute libre, les décideurs semblent vouloir accentuer des difficultés supplémentaires. Soit pour précipiter le système au bord du gouffre, soit pour asphyxier les parents et leurs enfants, en leur faisant croire qu’ils sont eux-mêmes responsables d’un échec, savamment programmé.

Tar’Engongha       

 

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