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Recours aux greffiers ad hoc : la Synagref dénonce

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Alors que la grève des greffiers bat toujours son plein dans les palais de justice du pays, pour contrecarrer cette grève et permettre la poursuite des audiences foraines, le garde de sceaux et le président du tribunal ont fait recours aux greffiers ad hoc, dont les agents de la sécurité pénitentiaire. Toute chose qui a mis le Synagref dans une colère noire.

 A plus de trois mois de sa grève, le syndicat national des greffiers est à nouveau monté au créneau ce 12 juin 2018 au palais de justice de Libreville. Cette sortie fait suite à la décision des autorités judiciaires, notamment le ministre de la Justice Garde de Sceaux et le président du tribunal, d’avoir fait recours aux greffiers ad hoc pour contrecarrer cette grève et permettre la poursuite des audiences foraines. «Cet état de fait démontre ici, l’importance que notre tutelle accorde à notre corporation, alors que nous sommes en pleine négociation en vue d’une sortie de crise. Nous pensons que notre fonction est galvaudée et méprisée par notre tutelle», s’est indigné   Georges Boupenga, président du Synagref.  

Il faut dire que cette sortie du synagref est militée du fait que ces audiences foraines qui ont démarré ce  12 juin 2018, ne respectent pas les dispositions légales. A en croire le synagref qui entend par procédure légale un tableau des audiences foraines est dressé en début d’année judiciaire par le président du tribunal après avis de l’assemblée générale. «L’absence des greffiers à ces audiences rend de facto toutes les décisions qui en sortiront nulles et de nul effet»..

Suite à son mouvement de grève débuté il y a plus de trois mois, pour revendiquer des meilleures conditions de travail et de vie, qui tournent autour du statut particulier des greffiers, le salaire de la promotion 2017, l’établissement des cartes professionnelles ou encore la signature intégrale de tous les arrêtés portant titularisation des greffiers.

Rien  de tout ça, jusqu’à ce jour, n’a été trouvé comme consensus afin de permettre une reprise de travail dans ce corps « la tutelle n’est pas favorable au retour de l’accalmie. Nous avons l’ambition de regagner les tribunaux, mais la tutelle ne crée aucune condition pour la reprise du travail», a laissé entendre le président du Synagref.

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