Accueil Société Prison centrale de Libreville :Silence, les matons se servent !

Prison centrale de Libreville :Silence, les matons se servent !

PARTAGER
DR.

 Il ne se passe plus une visite à la prison centrale de Libreville sans que les usagers, essentiellement constitués de parents des détenus, se plaignent du vol d’un objet de valeur ou de documents. La réalité à sans famille est t-elle qu’il ne faut surtout pas oublier son téléphone à la guérite où les agents exigent que les usagers les leurs remettent. Ces derniers s’en accaparent sans vergogne et en toute quiétude. Depuis plusieurs mois, les plaintes ne cessent de parvenir de ce côté là où les usagers se disent désabusé par les éléments de la sécurité pénitentiaire.

Des sources concordantes, depuis quelques mois, le commandement en chef de la sécurité pénitentiaire aurait intimé l’ordre aux responsables de la prison de veiller à ce que pendant les jours de visites des détenus, les usagers déposent leurs téléphones au poste de police sis à l’entrée principale de la prison. Et, une fois en ces lieux, un numéro d’ordre est remis à l’usager correspondant à son  téléphone. Après la visite, avec ce numéro, l’usager peut récupérer son bien. Sauf qu’aucune disposition n’est prise par le dispositif de la prison en cas d’oublie du téléphone. Puisque celui-ci devient systématiquement la propriété des  agents en poste.

Malgré de nombreuses réclamations formulées, rien n’y fait. Lorsqu’un téléphone a disparu, il a disparu, sans aucune autre forme de procès. La pratique huilée fonctionne à merveille qu’elle prend chaque jour des proportions inquiétantes. Conséquence, les usagers rechignent à s’exécuter aux ordres des agents qui continuent malgré tout d’exiger le dépôt des téléphones au poste de police. Normal, ils savent que de nouvelles victimes potentielles y laisseront les plumes. C’est donc obligatoirement que l’usager laisse son bien ainsi à la merci des agents de la sécurité pénitentiaire.

Idem lorsqu’un document important est égaré par un visiteur. Une fois tombé dans les mains des matons, le document va être pur et simplement dissimulé par ceux qui l’auront ramassé. Et, tant pis si vous commettez l’erreur d’aller le réclamer un jour après. A la prison centrale, on vol aussi des documents privés que de simple papiers.  Et si par mégarde, l’usager éprouvait le besoin d’aller se plaindre auprès de la direction de prison, celui-ci devra se préparer à essuyer la furie des matons qui ne supportent qu’on porte à l’attention de leur hiérarchie les désagréments causés aux usagers. Seulement l’on se demande jusqu’à quand les parents des détenus devront encore continuer ainsi à faire face à la malhonnêteté des agents pourtant rémunérés chaque fin de mois par l’Etat ? La réside toute la question.

 

 

 

 

PARTAGER