Pénurie d’eau et d’électricité à Libreville: La SEEG et le CNEE fuient...

Pénurie d’eau et d’électricité à Libreville: La SEEG et le CNEE fuient leurs responsabilités

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Libreville et ses environs souffrent depuis des années d’un manque criard d’eau et d’électricité. Et lorsque le problème est posé aux deux entités censées s’occuper des problèmes d’eau et d’électricité dans le pays, chaque responsable refuse de reconnaitre la responsabilité de son entité dans ce malaise qui pénalise le peuple.

Absence d’eau, coupures intempestives, absence d’éclairage public, poteau électrique défectueux, tel est  l’image que renvoie aujourd’hui le secteur de l’énergie.  Un secteur dont la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) et l’Etat gabonais représenté dans le secteur par le Conseil National de l’Eau et de l’Electricité (CNEE) ont la gestion. Une cogestion qui, à y regarder de près,  semble bénéficier aux responsables de ces entités. Les consommateurs qui devraient tirer  profit de cette cogestion sont oubliés.  Le CNEE qui représente l’Etat gabonais est essoufflé  et serait incapable aujourd’hui de répondre aux attentes des populations.  La peur qui habite les populations  une fois la nuit tombée,  illustre bien  ces faits. Constat identique en ce qui concerne la distribution  d’eau, dont  la SEEG à la responsabilité.  Chaque année, elle  annonce des grands chiffres d’affaires  et des gros investissements, malgré cela, l’eau n’arrive pas dans les robinets.

Et  suite à l’accident qui s’est produit le samedi 26 août dernier, au quartier saint Michel de Nkembo,  où un support  électrique défectueux est tombé sur un véhicule et blessé son conducteur.  Les dirigeants de dame SEEG et CNEE, ne voulant pas porter le chapeau et assumer clairement leurs responsabilités, ont vite fait de pondre des interviews à l’union du Lundi 4 septembre, pour tenter de dédouaner leurs entités auprès de la population et de la justice. Mais au regard des faits et des missions régaliennes de chaque entité, il est clair, comme l’a d’ailleurs reconnu le directeur du groupe véolia, Antoine Boo « l’entretien des supports électriques et leur remplacement font partie des responsabilités de la Seeg » a affirmé le DG. Toutefois, la responsabilité de la CNEE, dans le renouvellement des infrastructures et des problèmes auxquels sont confrontées les populations gabonaises en matière d’adduction d’eau et d’électricité  n’est pas à épargner.  Car, cette structure à la responsabilité de recenser les besoins d’extension des réseaux d’éclairage public et des installations à usage ou à destination du public alimentée  en eau potable et en électricité. Autrement dit, cette structure est au centre de la gestion des réseaux d’eau et d’électricité dans le pays. De fait,  elle est tout aussi responsable que la SEEG dans cet incident et des problèmes d’eau et d’électricité qui perturbent le quotidien des gabonais. Si non, comment comprendre que, chaque année, la SEEG parle d’investissement conséquent en matière d’infrastructure et une amélioration dans la distribution d’eau et d’électricité dans le pays. Et chaque jour, les populations en plein centre ville, de surcroit dans la capitale, soient obligées de parcourir des kilomètres pour s’approvisionner en eau potable ? Et pourtant, il existe bel et bien, une structure chargée de mettre en œuvre la politique du gouvernement dans le secteur. Sauf si,  le patron du CNEE, voudrait dire aux populations que la politique du gouvernement en matière de distribution d’eau et d’électricité  est celle dont on observe actuellement à Libreville et dans certaines localités du pays.

Une chose est sur, la SEEG et le CNEE qui est censé mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de gestion de réseaux d’eau et d’éclairage public,  ne font rien pour soulager la population. Et toutes ces sorties tonitruantes ne sont que la poudres aux yeux, pour tenter de justifier leurs investissements virtuels.  Et l’on veut parler d’émergence, quand bien même le minimum vital, l’accès à l’eau potable, le premier critère de développement n’arrive même pas à être respecté.

ADN

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