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Paiement des vacations 2018/ Le Gouvernement fait un premier pas vers les syndicats de l’Education nationale

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Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement gabonais/ ©Pyramid'MédiaGabon

Pour mettre fin à l’aggravation de la fracture sociale, déjà visible et inquiétante, l’équipe conduite par Julien Nkoghé Békalé a annoncé, le vendredi 5 avril dernier, le paiement des vacations relatives aux examens 2018. Depuis le mardi 9, les enseignants passent à la caisse !

Ils ont enfin leur dû ! Après menaces de grève et propos peu amènes à l’endroit du Gouvernement, les enseignants ont eu gain de cause. Ils sont parvenus à faire entendre raison au Gouvernement. En lieu et place de Nanette Longa-Makinda, Porte-parole du Gouvernement, c’est le ministre délégué à l’Education nationale, Gisèle Akoghet Ntoutoume Essone, qui est venue annoncer, à la fin de la semaine dernière, cette importante décision gouvernementale.

Depuis mardi, les ayant-droit perçoivent cette prime dans les Trésors publics. Un soulagement pour les enseignants ! Un des enseignants bénéficiaires de cette allocation s’est dit heureux d’être payé, tout en fustigeant la lenteur des pouvoirs publics dans le paiement des vacations.  »Voici plus de 15 ans, pour ne pas dire plus, que les enseignants vivent avec ce peu d’empressement, cette lenteur, du Gouvernement ; chaque année, nous devons crier, nous devons menacer de bloquer les cours, pour percevoir notre dû. Ce n’est pas normal ».

Pour l’administration,  »la décision prise vendredi dernier par le Gouvernement de payer les vacations aux enseignants est le premier pas qu’il fait vers les syndicats de l’Education nationale », en attendant la grande Rencontre sociale que compte organiser le Premier ministre avec l’ensemble des syndicats de l’administration publique et même les organisations syndicales du secteur privé ».

 »Ne tirons pas trop sur la corde »

Lors de sa Déclaration de Politique générale le 26 février dernier à l’Assemblée nationale, et même auparavant, le 13 janvier lors de sa (première)  brève interview à la presse après sa nomination, Julien Nkoghé Békalé s’était engagé à dialoguer   »afin d’amener les syndicalistes à comprendre qu’il ne sert à rien de tirer sur la corde, il faut discuter », avant d’ajouter qu’à travers le dialogue,  »on pourra obtenir des choses positives sans forcément descendre dans la rue ».

Après le paiement des vacations, qui est   »la mère de toutes les revendications », selon l’expression d’un conseiller pédagogique en poste à la circonscription Libreville-Sud, viendra donc dans quelques jours la Rencontre sociale.

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