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Modernisation de l’Administration Publique: Ogandaga veut -il privatiser la fonction publique?

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La question mérite d’être posée, au regard des nouvelles reformes de la fonction publique initiées  par Jean Marie Ogandaga, il y a quelques semaines. Ce dernier souhaite désormais que  les fonctionnaires se comportent comme les travailleurs du privé. Et pour y arriver, il envisage de les payer en fonction du nombre de jours travaillés comme au  privé.

Depuis quelques semaines, le torchon brûle  entre les agents de l’Etat et le Ministre de la Fonction Publique, Jean Marie Ogandaga. En cause, les nouvelles reformes initiées par ce dernier, pour dit-on, reconstruire et reformer l’administration publique. Des reformes qui  laissent désormais penser que le ministre de la fonction publique souhaiterait  privatiser  la fonction publique, mais aussi, comme l’affirment les fonctionnaires,  chercher les billets de banque dans les revenus des agents publics de l’Etat.

 Le 23 février dernier, le patron de l’administration publique, a annoncé aux agents publics que le paiement des rémunérations se fera désormais au trentième  et l’avancement au mérite. Des reformes concoctées à huit clos, au bureau de Jean Marie Ogandaga. C’est le moins qu’on puisse dire,  puisque ses collaborateurs les plus proches émettent quelques inquiétudes en ce qui   concerne la reforme liée au paiement au trentième.  Car, cette réforme qui a été initiée sous d’autres cieux, notamment en Europe occidentale, obéit à certaines normes et requiert la mise en place des mécanismes, tels que les machines de pointage. Des préalables qui n’existent dans  aucune administration publique. C’est pourquoi, pour beaucoup de fonctionnaire, cette reforme nécessite une autre réflexion, pour tenir compte de la particularité de certains secteurs d’activité tels que, celui de l’éducation et dans une moindre mesure, celui de la santé où après une garde, les agents bénéficient des jours de repos. 

Autant de problèmes qui devraient ramener M. Ogandaga et ses collaborateurs  sur la table de négociations, pour éviter  des  soulèvements  et des nouvelles tensions sociales qui pourraient  ébranler toute l’administration, qui, depuis quelques années,  fonctionne à pas de tortue.

Ainsi, avant d’appeler la responsabilité des agents publics, le ministre de la fonction publique devrait voir les retombées sur le fonctionnement des activités dans le pays. Car, les fonctionnaires  » ne comptent pas payer l’addition » et servir de nouvelles niches  d’argent pour renflouer les caisses de l’Etat. Sauf si, le but réel de ces reformes est la  privatisation de la fonction publique.  

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