Accueil Société Mistral Voyage/Bicig : dans des jeux de mots

Mistral Voyage/Bicig : dans des jeux de mots

PARTAGER
(c)internet.

Jeudi au siège central de Libreville, la direction générale de la Bicig, a convoqué la presse pour éclairer l’opinion sur le descente musclée d’un haussier de justice commis par la société Mistral Voyage.

Va-t-on vers un feuilleton qui risque désormais de s’opposer entre la Bicig et la société Mistral Voyage au lieu de Pascaline Mferri Bongo et Mistral Voyage? En tout cas, les versions données par les conseils de deux entités, à savoir la Bicig et Mistral Voyage confirment cette hypothèse.

Si la direction de la banque internationale pour le commerce et l’industrie, dit ne pas comprendre l’attitude de la société Mistral Voyage qui a procédé aux scellés de deux de ses agences: « ce n’est pas un dossier qui concerne directement la Bicig et la société Mistral Voyage, mais une cliente de la Bicig et Mistral Voyage ». « La Bicig est tiers saisie dans ce dossier. Je n’ai pas à payer si les conditions ne sont pas réunies, aussi bien juridiques que financières. Pour l’instant le dossier est pendant au tribunal», a expliqué Claude Ayo Iguendha, directeur général de la Bicig.

De manière plus claire, Me Moutengui Mayila, conseil de la Bicig, a expliqué que « l’autorisation de la réquisition de la force publique dont l’huissier a bénéficié est donnée par le procureur de la République sur la présentation de certains dossiers. Normalement, pour que vous ayez la réquisition de la force publique, il vous faut un titre exécutoire, c’est-à-dire une décision de justice et il faut que cette décision de justice ait acquis autorité de la chose jugée. Cela veut dire que toutes les voies de recours ont été épuisées. Or, à l’heure où je vous parle, la procédure est pendante devant les tribunaux. Les voies de recours ne sont pas épuisées et dans ce dossier, il n’y a pas titre exécutoire. Nous allons repartir devant les tribunaux pour contester cette procédure».

Un son de cloche contraire à celui de Mistral Voyage, dont le conseil indique que « la Bicig a été condamnée à payer Mistral voygage une certaine somme d’argent, dont le tiers immédiatement. Et de poursuivre, « nous sommes donc étonnés de ce que la Bicig ne se soumette pas à cette décision d’une juridiction, parce que celle-ci ne l’arrange pas ». Et de conclure «qu’en principe, les comptes de la Bicig, auprès de la BEAC auraient dû être saisis. Mais, puisque la présidence de la Cemac interdit désormais la saisie des comptes ».

Autant dire que cette affaire est pleine de surprises et des non-dits.

PARTAGER