Accueil Société Ministère des Transports ARTF : on célèbre la galère

Ministère des Transports ARTF : on célèbre la galère

PARTAGER
Le directoire de l'ARTF/DR

Depuis bientôt trois (3) mois, le personnel de l’Autorité de régulation du transport ferroviaire (ARTF) est privé de salaire. Une situation qui n’est pas sans conséquence. Car ceux d’entre eux qui squattent chez autrui comme locataire ont maille à partir avec leurs bailleurs qui brandissent la menace d’expulsion, si d’aventure ils ne rentrent pas dans leurs fonds la fin de ce mois. Or, du côté de l’administration de cette entité sous tutelle du ministère des Transports, les salaires qui auraient dus être payés depuis la fin de mois pourraient être effectifs en mi-mars prochain. C’est donc du sommeil de crocodile que ces nombreux compatriotes et leurs familles passent des nuits non apaisées. 

Il faut dire que cette situation plus que pesante pour ces agents, vient se greffer aux nombreux autres manquements que connait l’entité. Au nombre de ceux-ci, il y’a la situation quasi-incertaine de la pension retraite au niveau de la CNSS où les cotisations des agents peinent toujours à être reversés. En effet, quoi que régulièrement prélevés sur les salaires, les montants au titre des cotisations à la CNSS s’évaporent sans savoir à quoi ils servent réellement. Et l’on ne manque plus de pointer un doigt accusateur sur un secrétaire exécutif extériorisant surtout ses aptitudes de bon théoricien. Le patron de l’ARTF est accusé de manquer de pragmatisme et donne le sentiment de se murer derrière une incapacité devenue notoire à apporter des solutions aux problèmes de l’entité dont il a la charge.

Du coup, l’incertitude gagne la maison ARTF. Pour bon nombre d’agents, le changement opéré à la tête de l’Autorité de régulation du transport ferroviaire (ARTF) pensaient-ils, qu’il augurerait un réel motif d’espoir pour un meilleur fonctionnement de cette entité. A bien y regarder de près, l’on se rend compte d’un management aux entournures qui, à termes, risque de plonger à nouveau, si ce n’est un peu plus cette entité dans l’abime sans fond jadis décrié en son sein.  Curieusement, du côté de la direction de l’entité, le secrétariat exécutif en l’occurrence, on slalome entre des promesses irréalistes et une posture supposée de prise sur le réel. Et le climat délétère que l’on croyait définitivement éradiqué regagne l’ARTF jour après jour.

 Aux dernières nouvelles, au moment où le personnel attend de percevoir une avance substantielle sur les arriérées des salaires accumulés par l’employeur, la direction de l’entité, elle, s’emploi à donner une cure de jouvence au bâtiment abritant le siège. Et comme si un tel choix approximatif des priorités n’était pas déjà pesant pour l’entité, des réjouissances pour l’anniversaire de l’ARTF sont prévues dans les prochaines heures. Incroyable mais vrai.

Voilà une administration qui privilégie les réjouissances financés à coût de millions de francs, plutôt que de s’atteler à régler le préalable des salaires qui pénalisent un personnel affamé et finalement plongé dans le désespoir.  Pour ces derniers, les changements intervenus à la tête de leur structure laissent perplexe, ceux qui ont désormais la charge de diriger l’entité ayant trop mis au goût du jour leur manque d’expérience dans la gestion de la chose publique.

Il se dégage comme une sorte d’enfantillage dans la définition des priorités au fonctionnement optimal de l’entité. Conséquence, l’ARTF va organiser un anniversaire avec un personnel dont les familles continuent de crier famine, parce qu’incapable de se procurer une graine de riz.  Au regard des plaintes qui commencent à fuser du côté du pont Nomba, il est clair qu’on y dénonce déjà l’immobilisme et un certain déficit de résultats des dirigeants qui, si rien n’est fait pour recadrer les choses, risque de conduire à nouveau à la gabegie financière et le management à la villageoise des ressources humaines de l’ARTF d’antan.

Il se dit là-bas qu’en un temps record, l’ARTF aurait entrepris le recrutement d’une douzaine de nouveaux agents, des illustres inconnus du domaine qui viennent alourdir un peu plus une masse salariale déjà asphyxiante pour la maison. Un nouvel effectif constitué d’amis d’association et autres connaissances.

Face à ce qui précède, il est à peu-près certain qu’au niveau du conseil de régulation où trône toujours le retraité Célestin Ndolianhaud, l’on entendra encore dire que la faute du méli-mélo qui renait progressivement de ses cendres à l’ARTF incombe au secrétariat exécutif.

Pourtant, cette instance ferme les yeux sur les recrutements massifs qui ont déjà pignon sur rue à l’ARTF. Elle l’avait déjà fait dans le temps concernant le milliard de la formation des agents. Il y’a vraisemblablement péril en la demeure au sein d’une entité où la gestion  s’avère toujours quelconque malgré les changements opérés à sa tête  Et dire que face à ce mig-mag, le conseil de régulation ne prend pas ses  responsabilités pour exiger un meilleur management, comme par complicité.

Trop d’insuffisances de l’ARTF sont mises à nu dans son rôle de gendarme de l’Etat devant veiller sur le respect de leurs obligations par l’Etat concédant et le concessionnaire. Allusion faite aux déraillements de trains et autres désagréments occasionnés aux passagers qui effectuent leurs déplacements au par la voie ferrée.

 

PARTAGER