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Ministère des Transports: Sogatra ; le personnel en colère

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Le personnel de la Sogatra au camp de police est en colère/ ©DR.

Pour cause de neuf mois d’arriérés de salaires, le personnel de la Société gabonaise de transport vient d’observer une énième grève de trois jours dite grève d’avertissement, avant la fermeture définitive de l’entrée principale, en attendant le règlement définitif de la totalité d’arriérés.

Des sources de bonne foi, la Sogatra est gangrenée par la phagocitation de son organisation syndicale du personnel. Ce qui a souvent pour effet, l’observation des grèves à deux vitesses. Pendant que la majorité des agents, membres de l’un des syndicats, décide de la suspension des activités, pour réclamer les mois d’impayés de salaires, l’autre syndicat, contrôlé par la direction générale et la tutelle ministérielle, lui, a souvent adopté une position contraire. Conséquence, les activités de la Sogatra, bien que fonctionnant en dents de scie, n’ont vraiment jamais connu d’interruption formelle. Ce qui a amené certaines langues à y voir la raison improbable du règlement de l’entièreté des arriérés de salaires attendues indéfiniment par les agents. Sauf que, pendant ces périodes de service minimum, seuls les conducteurs de bus feraient preuve d’un engouement au travail plutôt justifié. Selon les témoignages concordants, la possibilité leur est offerte de faire main basse sur les recettes journalières.

Du coup, le spectre des grèves à répétition continue de planer sur la société. Sans véritable solution durable à la problématique des arriérés de salaires au sein d’une société qui engrange pourtant des recettes non négligeables, mais dont l’État est toujours tenu par l’obligation de prendre en charge presque l’entièreté des charges.

Il apparait que cette situation qui perdure serait entretenue par des cols blancs tapis dans les arcanes gouvernementaux et qui en tireraient largement profit en complicité avec la direction générale. Voici une situation qui vient remettre au goût du jour le projet de restructuration de Sogatra, société pour laquelle l’État gabonais est contraint de supporter les salaires mirobolants des agents administratifs à la limite inopérant, mais dont l’effectif impressionnant n’augure rien de bon pour les lendemains meilleurs.

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