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Ministère des Transports: l’ARTF en plein déraillement

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La patronne de l'ARTF octroyant un véhicule de liaison/©DR

Les rapports entre la Secrétaire exécutive et bon nombre de ses collaborateurs sont au plus mal.  La situation vire au cauchemar au sein de cette entité sous tutelle technique du ministère des Transports.

 L’Autorité de régulation du transport ferroviaire (ARTF), dont le siège est situé à l’entrée de la Commune d’Owendo, au pont Nomba, connait un fonctionnement qui ne l’est plus que de nom. Raison : les missions régaliennes de cette entité, sous tutelle technique du ministère des transports, ont laissé place à une foire d’empoignes entre les dirigeants. Une situation à l’origine aujourd’hui d’un climat plus que délétère qui prend, chaque jour, des proportions inquiétantes.

Des joutes oratoires mal mesurées de sa responsables, madame Karine Cécilia Arissani qui ne s’empêche plus d’exhiber, sur la place publique, les incompréhensions internes entre elle et ses certains des collaborateurs ; des soupçons de corruption par la Sétrag, dont on dit que le président du conseil de régulation aurait reçu des gâteries du concessionnaire ; sans oublier les frasques d’un secrétaire exécutif adjoint qui ne cacherait plus son ambition de remplacer sa patronne. Autant de problèmes dans la maison du gendarme de l’Etat, sur le chemin de fer.

Les choses se passent au nez et la barbe d’une tutelle ministérielle visiblement dépassée par la situation qui prévaut au sein de cette entité. Ce n’est pas tout. Le personnel de l’ARTF n’est pas en reste dans cette ambiance morose. Un doigt accusateur est pointé sur la personne de la Secrétaire exécutive, pour sa propension à faire de la discrimination dans l’attribution de certains avantages aux collaborateurs.

De sources concordantes, l’ARTF aurait dernièrement bénéficié d’une importante dotation en matériel roulant. Une dépense effectuée sur fonds propres qui laisse pantois au regard les difficultés de trésorerie que traverse l’ARTF. Comment comprendre qu’une entité qui peine à garantir la régularité des salaires à son personnel, ait ainsi décidé d’une dépense aussi dispendieuse que l’achat de plus d’une dizaine de grosses cylindrées ? Et comme si cela ne suffisait pas, à ce qui apparait, ces véhicules auraient été distribués à la tête du client. « Je donne les véhicules à qui je veux, allez-vous plaindre là où vous voulez », martèlerait la dame Arissani, visiblement dans une posture condescendante outrepassant l’entendement.

Il se dit, sous cap, que l’intéressée tirerait une telle posture du fait de sa proximité d’avec le Palais. A qui lui prête une oreille attentive, la dame au trait de caractère turbulent n’hésiterait plus à brandir ce confort relationnel qui lui confère aujourd’hui tous les droits, y compris ceux de vie et de mort sur ses subalternes qui assistent impuissant à la foire d’empoignes ainsi instaurée.

Pour une large opinion, si rien n’est fait pour stopper cette chienlit, il est à craindre que cette entité ne soit plus en capacité de jouer pleinement son rôle de contrôle, de conseil et de régulation du transport ferroviaire sur la seule voie ferrée dont dispose le Gabon.

SergeDuPalvier

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