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Ministère de l’Agriculture: Biendi Maganga Moussavou, déjà sous pression

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Les syndicalistes du département de l’Agriculture, viennent de lancer un ultimatum au nouveau locataire de l’Agriculture, et estiment que le fils du Vice-président de la République, devenu leur ministre, doit porter plus facilement leur revendications jusqu’aux plus hautes instances du pays.

Le Syndicat national du personnel de l’Agriculture (Synpa), et celui des travailleurs (Sytrag), ont tenu une assemblée générale conjointe, le 8 mars dernier dans les locaux dudit ministère. Le but étant d’annoncer le dépôt du préavis de grève,  destiné à revendiquer la reprise du transport du personnel qui est suspendu depuis bientôt quelques jours pour faute de moyens, mais aussi, de réclamer la réhabilitation des primes de rendement dans leur département ministériel. «Nous pensons que le travail effectué par les régies financières et autres administrations affiliées n’est en aucun cas différent de celui de l’Agriculture. C’est la collecte des impôts, les taxes et autres. C’est pourquoi, nous nous insurgeons   contre la décision du président, qui était salutaire à l’époque quand il avait décidé de suspendre la PIP pour le nouveau système de rémunération, afin de mettre les agents de l’Etat au même niveau. Sauf que l’exception arrive lorsque l’on se rend compte que les agents qu’il a décidé de mettre sur le même pied d’égalité, ne le sont plus vraiment. Nous constatons que les régies financières bénéficient toujours d’un traitement particulier par rapport aux autres ministères qui font exactement le même travail qu’eux. De ce fait, nous disons qu’aucun agent de l’Etat n’est plus important que l’autre » a déclaré le président du Synpa, Cyrlin Koumba Mba Essiane.

Une situation jugée injuste pour ces fonctionnaires de l’Etat, qui aujourd’hui, espèrent, qu’avec l’arrivée du nouveau ministre, qu’ils auront gain de cause. « L’arrivée du nouveau ministre de l’Agriculture nous rassure un peu. Car nous n’oublions pas certains propos tenus par l’un de ses proches, qui avait déclaré que « le Chef de l’Etat actuel, lors de ses fonctions de ministre de la défense, était également ministre héritier. Ce qui l’amenait à travailler plus efficacement, puisque son père lui donnait tous les moyens nécessaires au détriment des autres ». Si cela s’avère être le cas, cela sous entend que l’actuel ministre et fils du Vice-président de la République, devrait avoir les mêmes prérogatives, et les mêmes privilèges. De ce fait, nous estimons qu’il n’a aucune excuse de ne pas satisfaire positivement nos revendications, et ainsi résoudre les différents problèmes du ministère de l’Agriculture » a indiqué le président du Synpa.

Il faut dire, en effet, que cette situation épineuse qui surgit quelques temps après la nouvelle nomination à l’Agriculture de  Biendi Maganga Moussavou, n’est pas de nature à lui laisser du répit, surtout face à la détermination du personnel de ce ministère dont il à désormais la charge. « Notre ministre de tutelle doit savoir d’ores et déjà, qu’il n’aura pas d’état de grâce, tant que nous n’obtiendrons pas une totale satisfaction de notre cahier de charges. De plus, nous annonçons qu’un préavis de grève sera déposé ce jour. Donc, le nouveau ministre de l’Agriculture a jusqu’à 8 jours pour réagir. Dans le cas contraire, nous entrerons dans une grève générale illimitée sans précédente. Il faut qu’il sache que l’arrogance et le mépris ne fonctionnent pas dans ce ministère. Ce temps de préavis, est la dernière marge de manœuvre que nous lui accordons pour réagir»,  a conclu le syndicaliste.                

Daisy Ntongono

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