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Mesures d’austérités : Travailleurs et conscients de l’être

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Manifestement, entre les syndicats, en tête desquels Dynamique Unitaire,  et l’Etat, il n’y a plus de débat. Nous sommes rentrés dans un rapport de forces qui va opposer la puissance publique toujours aux mains des mêmes depuis 50 ans à la force populaires des travailleurs contrôlée par les centrales syndicales.  Le nombre de syndicats ne fait que grandir pour s’unir toujours plus nombreux, attirant de plus en plus de monde d’horizons divers parce que, eux aussi, impactés par les austères mesures annoncées et applicables dès la fin de ce mois. Les paris de l’unité, de la coordination organisationnelle de cette unité, de la crédibilité –décider ce qu’on fait et faire ce qu’on a décidé -, de la détermination, de la solidarité.

Les travailleurs ont souvent été considérés comme un appendice du politique, depuis Allini. Ces dernières années, ils démontrent qu’ils représentent une catégorie sociale sur qui aucun système économique ne peut faire l’impasse. Ce qui reviendrait à faire l’impasse sur le développement. La bataille qui pourrait s’amorcer dans les jours qui viennent sera fondatrice d’un nouveau rapport entre les forces sociales. Celui de la lutte et du répit entre elles, faites de victoires et de défaites. Mais, l’on ne pourra plus échapper au renforcement des tensions sociales.

Jean Rémi Yama de DU en est pleinement conscient : « le 11 juillet est attendu comme la journée de rejet des mesures d’Ali Bongo. C’est pourquoi, l’heure n’est plus à l’hésitation, la nonchalance,  et la fatigue où on pense que le voisin ira et me fera le compte rendu. Tous ceux qui veulent défendre leurs droits et qui rejettent ces mesures antisociales doivent être présents le 11 juillet. Aucune absence  ne sera tolérée. Ce rassemblement a pour objectif de lancer un message clair et sans ambigüité à Ali Bongo. Si le 25 juillet, ces mesures sont appliquées, alors les travailleurs et leurs familles se considéreront en situation de légitime défense et mèneront toutes les actions légales permettant de mettre hors d’état de nuire lesdites mesures, ainsi que leurs auteurs ».

A l’occasion de cette crise sociale, les politiques en ont profité pour tirer dans la même direction que les centrales syndicales. Contre la gouvernance d’Ali Bongo Ondimba. Diagnostics identiques ou presque. Une solidarité entre syndicalistes et politiques semble même se dessiner, à écouter Vincent Mouleingui Boukossou de la Coalition pour la Nouvelle République : « La coalition pour la nouvelle république rejette l’entière responsabilité de la banqueroute du Gabon sur le régima dictatorial et illégitime d’Ali Bongo. Elle exhorte le peuple gabonais à prendre en amin son destin en accentuant la résistance. Elle demande au peuple gabonais et aux militants des partis politiques membres de la Coalition de soutenir les revendications salariales des travailleurs »

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