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Mesures d’austérité Y’a-t-il une main noire derrière l’Union Sacrée pour la patrie (USP) ?

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Mvou Ossialas, porte parole de l'USP lors de la conférence de presse/DR

Regroupant 13  centrales syndicales, la sortie cette semaine de l’Union Sacrée pour la patrie, un regroupement des syndicats des régies financières,  pour  saluer  les mesures d’austérité du gouvernement, suscite des interrogations et laisse penser qu’une main noire serait  dernière ces leaders syndicaux.

Le nouveau  positionnement de l’Union Sacrée pour la patrie (USP),  suscite des interrogations et inquiètent les autres syndicalistes. Dans la mesure  où,  ce sont ces mêmes centrales syndicales qui étaient montées au créneau pour fustiger  l’attitude du gouvernement, lorsqu’il s’agissait de la suppression de leurs fonds communs et autres avantages, qui devaient  permettre au pays de sortir de la crise. Pendant des semaines, ces centrales syndicales ont lutté, paralysant le bon fonctionnement de l’Administration. Après des négociations, ils ont pu obtenir gain de cause sur certaines revendications. Et au moment où d’autres centrales syndicales  telles que  dynamique unitaire fustigent l’attitude des autorités et exigent que ceux qui sont à l’origine de la crise  remboursent  et réparent la situation, l’USP contre toute attente,  vient de saluer ces mesures d’austérité.  D’où, certaines centrales syndicales pensent que ce regroupement de syndicat des régies financières serait désormais à la solde du pouvoir. Surtout que ce sont ces régies financières, à travers leurs primes et autres avantages, qui siphonnent les caisses de l’Etat. Mais pour le porte-parole de ce regroupement de syndicats «  si le gouvernement ne prenait pas ces mesures, le risque était grand de voir notre pays connaitre la banqueroute. » a indiqué, Wilfried Mvou Ossialas, porte-parole, de l’USP. Des allégations qui ne convainquent  pas les autres centrales syndicales, qui estiment que, quand il n’y avait pas de secousse ou de crise, Ali Bongo et ses différents gouvernements jetaient l’argent par la fenêtre. Et quand il y a des secousses, on demande aux populations de  soutenir le gouvernement.

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