Accueil Société Mesures d’austérité : les médecins menacent

Mesures d’austérité : les médecins menacent

PARTAGER
DR.

Les lendemains s’annoncent plutôt difficiles pour le gouvernement, dont les mesures d’austérité prises par lui commencent à faire des grincements de dents chez les travailleurs. C’est le cas des médecins du Gabon dont le syndicat vient d’annoncer  lui aussi ses couleurs.

 Pourtant, c’est bien le département de la Santé qui avait pris les devants pour expliquer la nécessité des mesures prises par le gouvernement aux agents de ce département ministériel. Denise Mekam’ne, la ministre de tutelle, avait réuni tout le gotha, syndicats et autres fonctionnaires. Si d’aucuns avaient pris part à cette rencontre avec le membre du gouvernement et disaient dans une certaine manière de comprendre, il n’en demeure pas moins que plusieurs voix commence à se lever dans ce secteur très sensible. Il s’agit du syndicat des médecins, Symefoga, qui, dans un communiqué qui fait les choux gras de la toile, a annoncé les couleurs.

A en croire ce communiqué, le Symefoga stigmatise «les détournements massifs des deniers publics dénoncés mais non-résolus par le gouvernement (Opération Mamba), la création tout azimut des agences aux budgets sans limites et sans contrôle (Administrations parallèle), l’organisation de manifestions onéreuses et non-rentables (Can de football et de Handball, New York Forum…), la multiplication des baux administratifs, le maintien et la création d’institutions non-indispensables (CND, Sénat, vice-présidence, augmentation du nombre de députés), ainsi que la dette de la CNAMGS vis-à-vis des hôpitaux publics…»

Le syndicat des médecins ne s’arrête pas là: «après multiples interpellations sur cette question (dette de la Cnamgs vis-à-vis des hôpitaux publics, ndlr) aux conséquences gravissime à la fois pour les patients, pour le personnel et les équipements, nous constatons avec une vive amertume, l’absence de réponse conséquence de la part de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et donc du gouvernement».

Pour l’heure, le syndicat a décidé d’interrompre  l’utilisation des feuilles de soins estampillées Cnamgs dès ce mardi. Le Symofoga prend pour responsables de toutes les conséquences enregistrées: le gouvernement.

Chaud devant.

PARTAGER