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Mesures d’austérité Bons de caisse : le grand foutoir !

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Une administration incapable de tout réguler en sept jours ! Alors que le Gouvernement lui donne sept jours (du 16 au 24 juillet, moins les samedi et dimanche) pour procéder à la signature d’actes administratifs, l’administration se trouve submergée. Après les IGS, les DCRH montrent leur incapacité à gérer le flux de fonctionnaires… 

Si opération Bons de caisse il y avait à faire, il aurait fallu la prévoir pour fin-août, car les services chargés de la gestion des ressources humaines dans les départements ministériels ont montré leurs limites : en 7 jours, ils ne peuvent être en mesure de réguler l’ensemble des actes administratifs. Au ministère de la Communication par exemple, plutôt que de permettre un travail rapide par la mise en place d’un guichet unique pour la signature de l’attestation  »spéciale » de présence au poste et de l’attestation de prise de service avec la présence de tous les chefs hiérarchiques, du directeur central des Ressources humaines et du Secrétaire Général du ministère, les agents de ce département sont obligés chaque jour de repartir chez eux parce que  »le DCRH est en réunion à l’extérieur ». Le directeur central des Ressources humaines, pièce maîtresse de l’opération actuelle, n’est pas resté plus d’une heure à son bureau depuis le lundi 16 juillet.  »Toujours en réunion à l’extérieur », parce qu’il ne travaille pas que pour la Communication,  »il a aussi les Relations avec les Institutions »,…

Un autre ministère se signale par sa  »mauvaise » organisation. Il s’agit du ministère des Eaux et Forêts, où de nombreux agents se plaignent de la lenteur de la procédure. Tout comme au ministère de l’Enseignement supérieur. Toute la journée de lundi, les choses n’avaient pas été apprêtées. Ce n’est que le lendemain, mardi 17 juillet, que la situation a connu quelque éclaircie… D’autres ministères ont connu la même situation. Au ministère du Travail et de l’Emploi et au ministère de l’Agriculture, les procédures se sont faites très lentement. Le DCRH de ce département ministériel aurait voulu prendre tout son temps pour vérifier la situation des uns et des autres. Heureusement que son adjoint a pris les choses en main.

Des DCRH lourds, poussifs et mal organisés

En tout cas, d’une manière générale, la rapidité avec laquelle le Gouvernement a voulu mener ces opérations s’est heurtée à la lenteur de l’administration  »émergente ». Certains DCRH se sont montrés peu préparés à ce type d’opérations, et cela a porté un coup aux procédures. Les agents publics devaient se faire délivrer les deux attestations citées plus haut, mais ceux qui l’ont reçu ont dû attendre deux, voire trois jours. D’autres n’ont toujours pas les leurs au moment où nous publions.

En réalité, les fonctionnaires n’avaient pas besoin d’une telle opération. Les Inspecteurs Généraux des Services (IGS) pouvaient faire ces opérations de recensement administratif. Quant aux directeurs centraux des Ressources humaines que l’on a trop vite présentés comme la solution aux problèmes qui minent l’administration générale et les agents publics, beaucoup ne se sont pas vraiment montés à la hauteur des attentes que l’administration et les agents de l’Etat étaient en droit d’attendre d’eux. La mise sous bons de caisse des agents publics va très vite montrer ses limites, car à la date du 25 juillet, tous les fonctionnaires n’auront pas été payés… En tout cas, le Gabon ne dispose toujours pas, à sept ans de son  »entrée » parmi les pays émergents, d’une administration capable de gérer un tel type d’organisation en sept jours. Cette administration est lourde, poussive et mal organisée. Même les résultats des récentes opérations de recensement des agents publics n’ont toujours pas été publiés.

 

 

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