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Médias : les deux points, deux mesures de la Hac

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Le bureau de la HAC lors de sa prise de fonctions/©DR

La Haute Autorité de la communication serait-elle une institution de régulation des médias partiale ? En tout cas, les derniers revirements en faveur de certains médias et pas d’autres, laissent croire que la nouvelle institution n’est pas différente de l’ancien conseil national de la communication.

A moins de 6 mois d’existence, la Haute autorité de la communication qui a remplacé l’ancien conseil national de la communication étonne l’opinion. Non pas seulement pour sa propension à suspendre ses suspension les médias, mais à cause  de ses nombreux revirements en faveur de certains médias et pas d’autres. 

Premier à être sanctionné depuis l’existence de la Haute Autorité de la Communication, le média porgentillait, Média+, qui avait manqué d’hospitalité à l’endroit des membres de l’institution en déplacement dans la ville de l’or noir. Après des demandes d’excuses des responsables du média, la Hac a interrompu la suspension de Média+ d’un mois. Puis, les 9 conseillers s’en sont pris à l’Hebdomadaire la Loupe pour un mois, mais bien qu’ayant entendu les responsables du journal. Mieux, malgré l’intervention de certains confrères pour demander l’indulgence de l’organe régulateur, la Hac est restée droit dans ses bottes en maintenant la suspension du média pour un mois.

Le coup de massue fut la suspension du média public français France 2, qui, en raison de la rediffusion d’une émission sur la vie des Bongo au pouvoir au Gabon, depuis quatre décennies, a été suspendue. La chaine publique française a écopé d’une suspension au Gabon pour un an, mais après quelques pressions dans l’ombre, la Hac de Raphael Ntoutoume Nkoghe, a revu à la baisse, la suspension du média à 3 mois. Elle a fait le même scénario  l’endroit de Satcon qui a vu sa suspension de trois mois levée et celle de la Société Setrag également.

Quid du tri hebdomadaire Echos du Nord ? En effet, le média gabonais purge toujours d’une suspension d’un mois. Pourtant,  la Hac avait auditionné le directeur de publication du média Francis Edou Eyene. Mais les nombreux passages au petit écran de la porte parole de la Hac n’a pas été en faveur du journal Echos du Nord. Toute chose qui laisse penser que la nouvelle institution joue un rôle partial en faveur de certains médias puissants  et pas d’autres certainement faibles. Sinon, comment comprendre que certains médias peuvent présenter tout simplement des excuses et voir leur suspension levée et pas d’autres?

Autant dire que la Hac née des cendres du conseil national de la communication, ne rassure pas l’opinion quant à ses décisions de deux poids, deux mesures. L’ombre de l’ancien CNC est toujours présente dans l’environnement médiatique du pays.

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