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Médias/AGP; ça bouillonne à nouveau

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C’est à nouveau l’incertitude à l’agence gabonaise de presse, où des contractuels sont en attente de quatre mois de salaires. Une situation inconfortable pour ces confrères dont les contrats doivent prendre fin cette fin du mois.

On n’avait plus entendu parler des mouvements d’humeur à l’agence gabonaise de presse. Pour autant, ce ne sont pas les problèmes qui ont manqué pour à nouveau faire débrayer la maison.   Encore une fois, c’est le personnel contractuel qui a décidé de briser le silence. A en croire les informations recueillies sur place, ces derniers, dont 16 agents, n’ont plus perçu leurs salaires depuis quatre mois déjà. Une situation plus que pénible pour ces confrères, ce d’autant plus que leurs contrats prennent fin cette fin  du mois de décembre.

Au cours d’une assemblée générale tenue vendredi dernier et en présence de l’administrateur provisoire, Fidèle Biteghe, les contractuels ont mis tout sur le tapis. « Pas de salaires depuis 4 mois pour les contractuels en CDD. Nos contrats prennent fin le 30 décembre 2018. L’AGP a plus de 25 millions dans son compte, mais les responsables refusent de nous payer ».

Ici, ce qui fait réellement monter la tension, est selon ce personnel contractuel, une supposée présence d’argent dans les comptes de l’agence. Mais que les responsables refuseraient d’utiliser pour payer les quatre mois. L’AGP a plus de 25 millions dans son compte, mais les responsables refusent de nous payer», «Nous avons eu une rencontre avec l’Administrateur provisoire et le PCA. Nous avons demandé au moins deux mois de salaires dus, mais ils ont refusé», indique un agent.

 Face à un mutisme de l’administration provisoire qui refuse de payer le personnel, une plainte a été déposée à l’inspection du travail. Là aussi, Fidèle Bitehghe reste camper sur sa position. Pas de salaire à payer. Pourtant, à en croire les agents, l’inspecteur aurait demandé de payer deux mois seulement

Rappelons que c’est au mois 300 millions qui ont été versés dans les caisses de l’agence pour son fonctionnement, ce alors que l’AGP connaissait une traversée du désert. De l’argent, indique le personnel « qui aurait bien permis de payer tous les agents contractuels ». L’affaire est désormais suivie par  un huissier justice, contacté par le personnel contractuel.

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