Accueil Société Médias/Africa N°1 : le personnel comptabilise 15 mois sans salaires

Médias/Africa N°1 : le personnel comptabilise 15 mois sans salaires

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Le siège de la radio panafricaine à Libreville/©DR.

C’est désormais le silence radio à Africa N°1, la radio panafricaine. Le personnel qui y travail, notamment à la station de Libreville, ayant comptabilisé près 15 mois de salaires impayés. Le tout couronné d’un matériel plus qu’obsolète.

La situation qui prévaut aujourd’hui à la radio panafricaine, Africa N°1 mérite que les autorités gabonaises s’y engagent pleinement. A  moins que  cette situation qu’elle ne soit voulue par ces derrières. Sinon comment comprendre que la radio qui a fait la fierté du Gabon, partout dans le monde, tombe dans l’abîme, sans que les pères fondateurs ne bougent le petit doigt pour sauver cette fierté nationale ?

A ce jour, le personnel de la Radio panafricaine enregistre 15 mois de salaires impayés. Pourtant, selon certaines indiscrétions, il avait été instruit au Trésor public de dégager une enveloppe pour le règlement de 4 mois d’arriérés. Mais, selon les agents, jusqu’à ce jour, cet argent n’a pas été affecté aux bénéficiaires. Ces pères et mères de famille ne comprennent pas ni les raisons de cet blocage, encore à quel niveau.

Une situation malheureuse, entrainant d’énormes conséquences dans la vie de ces confrères. Ce d’autant plus que certains ont vu leur vie se dégrader. On parle de malades ; des familles chassées de leurs maisons, faute de paiement de loyer ; des enfants qui n’apprennent plus, etc. « Nous sommes presque à la fin du premier trimestre et mes enfants sont toujours assis à la maison », a confié un confrère presqu’en larmes. C’est dire toute la difficulté du problème.

Au niveau de la direction générale, la situation est quasi identique. La comptabilité dit n’avoir rien encaissé depuis des mois. Conséquence : « l’Aninf a même retiré à la station sa fréquence », poursuit notre interlocuteurs.

Conséquence de cette situation précaire, les agents ont élu domicile au sein de la station. C’est le 19 novembre dernier que les agents ont mis en place un comité ad-hoc, élargi à la direction générale, pour aux portes des autorités du pays afin qu’ils prennent conscience de la gravité de la situation. Cette option va-t-elle payer. Osons y croire et croisons les doigts.

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