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Média/ les retombées d’un lapsus : Mathieu Koumba a fait de Wivine Ovandong une célébrité

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La présentatrice du JT/ Capture; pyramidmediagabon.

Les voix s’élèvent tant au Gabon qu’à l’extérieur contre la suspension de Wivine Ovadong, la journaliste présentatrice du journal télévisé de 23h ayant provoqué l’ire de Mathieu Koumba.

Ce qu’on peut reconnaitre à Mathieu Koumba, le directeur général de Gabon Télévision, c’est le fait d’avoir rendu célèbre, Wivine Ovadong, cette jeune journaliste qui a confondu Omar à Ali dans la lecture, pendant qu’elle présentait le journal de 23 h, le 7 juin dernier, du programme de la cérémonie de commémoration de l’anniversaire du décès d’Omar Bongo, le juin 2009 à Barcelone, en Espagne. Un lapsus que  le directeur général de Gabon Télévision n’a pas pardonné. Bien au contraire. En direct de Gabon Télévision, le DG himself a annoncé les sanctions à l’encontre de la journaliste: suspension d’antenne, entre autre.

Du coup, dans l’opinion c’est l’irritation. Depuis cette sanction, les voix se sont élevées pour dénoncer cet acte de Mathieu Koumba, qui, pour préserver son poste veut mettre fin à la carrière d’une jeune journaliste qui n’était qu’à sa première semaine de présentation du JT. C’est ainsi que la Conscience Gabonaise de France par la voix de son président Roméo Ndimina Moussambi, pour manifester contre cette attitude a indiqué qu’il ne « fallait pas avoir peur du sort de la journaliste au lapsus révélateur des frustrations du peuple. En effet, lors de son retour au Gabon, Ali Bongo sera interrogé sur l’erreur de la journaliste et il la restaurera dans ses droits professionnels bafoués par la décision précipitée de la direction de Gabon Télévision. Une direction clairement incertaine ».

Autre réaction, est celle  des Patriotes Indépendants, qui estiment que cette «situation ubuesque confirme que le Gabon est dirigé par une dictature  qui ne tolère  ni l’erreur humaine, ni la faute excusable  d’un travailleur en service

Le mouvement des jeunes de l’UPG, quant à lui,  s’étonne «de l’excitation du patron de ce média à faire de ce lapsus une affaire d’Etat, au point de parler de faute professionnelle». «Comme un manquement à une règle, aux devoirs qui découlent d’une activité  professionnelle».

Autant dire qu’en plus de montrer qu’il est un patron fouettard, Mathieu Koumba a donné la possibilité à certains d’aller fouiller non seulement dans sa propre poubelle, mais aussi celle de son ancien collègue Patrick Simangoye, au autre habitué de lapsus et autres manquements professionnels graves.

Enzo Noah.

 

 

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