Accueil Société Maternité / Gratuité des soins Mais dans quelles conditions d’accouchement…

Maternité / Gratuité des soins Mais dans quelles conditions d’accouchement…

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Le ministre de la santé, Denise Mekam’ne et le nouveau Directeur Général de la Caisse Nationale d’assurance Maladie et de garantie sociale, Renaud Allogho Akoué, ont visiblement passé des moments difficiles, lors de leurs visites dans les différents centres de santé de la capitale, ce jeudi. Et pour cause, les médecins exigent une amélioration des conditions de travail pour appliquer la décision portant sur la gratuité des soins au Gabon.

Les responsables des centres de santé visités, semblent être dubitatifs en ce qui concerne la mesure de gratuité des soins, prise par le chef de l’Etat. En cause, les mauvaises conditions de travail et l’état de délabrement avancés des structures dont -ils ont la charge. Une piètre sortie, qui a laissé un goût amer chez les médecins.

La visite marathon des responsables du secteur santé au Gabon, c’est donc soldé par un échec. Dans la mesure où les personnes qui doivent appliquer la mesure sur le terrain, rechignent de le faire tant que les conditions de travail, ne seront pas réunies.  » Nous avons des problèmes des gangs ici, les responsables de l’hôpital sont informés de la situation. Il y a aussi des examens que nous ne pouvons plus réaliser sur place, par manque de matériels » a indiqué une infirmière de l’un des centres santé visités.

S’y ajoute, le problème des ambulances et sanitaire. Les centres de santé du pays ne répondent plus aux normes. Toutes ces structures sont dans un état de délabrement très avancé. D’ailleurs, le ministre Denise Mékam’ne, bien informé de ces faits, a exigé les journalistes qui ont accompagné la délégation de ne pas filmer les bâtiments, pour ne pas montrer les horreurs.

Il est donc clair que l’objectif recherché par le ministre de la santé et le DG de la CNAMGS, n’était pas tant de voir les difficultés que traversent les centres de santé, mais plutôt pour jeter la poudre aux yeux de son patron, Ali Bongo, qui continue de croire que tout va bien dans le pays.

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