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Mairie de Libreville : ‘’Clean Africa et Averda’’ dans le viseur de Léandre Nzué.

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Averda et Clean Africa désormais à la belle étoile/©DR

Non content de la situation d’insalubrité galopante qui sévit actuellement à Libreville,  Léandre Nzué, Maire de Libreville vient de taper du poing sur la table en sommant les sociétés en charge de la gestion d’ordures ménagères à savoir : Averda et Clean Africa, à l’origine de cette situation,  de vider illico-presto,  la Base voirie de Mindoubé, propriété de son institution,  que les deux entités occupaient  depuis plusieurs années.

 Va-t-on assister à un bras de fer entre Averda, Clean Africa et la Mairie de Libreville ? En tout cas, la question taraude les esprits de nombreux librevillois  au lendemain de la décision du Maire de Libreville de sommer ‘’Averda et Clean Africa’’ en charge de la gestion des ordures ménagères, de libérer le site de la Base Voirie de Mindoubé dans le 5ème arrondissement, au motif que ces deux entités seraient à l’origine de l’insalubrité galopante qui sévit actuellement à Libreville. Et que les deux sociétés incriminées ne s’acquittent plus  de leurs frais de loyers depuis des années malgré les multiples sommations des Huissiers de Justice mandatés par l’Hôtel de Ville.

 Pour l’édile de la capitale gabonaise «   sa décision devra permettre à l’hôtel de ville de Libreville de profiter désormais de ses installations. Aujourd’hui,   nous n’avons pas un site approprié pour  stocker les épaves des véhicules de la fourrière alors que nous avons un terrain ici. Nous avons des locaux, nous avons des camions qui devraient être réparés ici», a souligné Léandre Nzué. 

Il reste que cette décision d’expulsion ‘’d’Averda et de Clean Africa’’ aux relents de règlements de compte, par la Mairie Centrale  pourrait, être diversement  interprétée par l’opinion, surtout qu’elle intervient avant la tenue du premier Conseil Municipal des nouvelles autorités de l’Hôtel de Ville.

 De plus, pour sommer une entreprise de vider les lieux,  la loi gabonaise en matière commerciale prévoit au moins un préavis de 6 mois. La Mairie de Libreville a-t-elle respecté cette procédure commerciale ou bien elle a seulement agit par instinct de vengeance ? affaire à suivre.

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