L’intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé national et...

L’intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé national et le secteur culturel

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C’est lors d’une assemblée générale tenu le 29 juillet dernier à Ondogo que la commission ad hoc des praticiens de la médecine traditionnelle du Gabon, a fait sa sortie officielle sous le thème :  »la médecine traditionnelle pour la santé et le développement de la société. »

Réunis en assemblée générale, le samedi dernier  au temple Assicuélé Engning Zame à Ondogo (6ème arrondissement de Libreville), la commission ad hoc des praticiens de la médecine traditionnelle du Gabon, en présence de Delmond Ngayis Otounga, le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, des maîtres spirituels, les chefs des rites et des chefs de quartiers,  a officiellement procédé à sa sortie de l’ombre, pour s’intégrer pleinement à la société comme toute entité, dans le but d’œuvrer pour le développement de celle-ci.

 En effet, depuis le 16 décembre 2016 dernier, les autorités ont intégré la médecine traditionnelle dans le système de santé nationale, et à reconnaitre enfin les différents rites et traditions de notre pays. Selon Rodrigue Engoure, secrétaire général de la commission ad hoc des praticiens de la médecine traditionnelle, « nous avons constaté que la médecine traditionnelle du Gabon n’avait jamais été valablement représentée comme cela se devait. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de la création au niveau de la santé, d’une direction générale de la médecine traditionnelle et dans le secteur culturel, de la création d’un conseil national de rite culturel».

Conscient de la charge qui est la leur dès à présent, celle de porter haut nos traditions et les valoriser en toutes circonstances,  ces derniers assurent qu’ils ne ménageront aucun effort pour être à la hauteur des attentes du peuple gabonais. Et profitant de l’occasion, ils n’ont pas manqué d’adresser leurs remerciements à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à la Banque mondiale, pour leurs encouragements et d’avoir rendu tout cela possible. 

Valentin Koumba, le président de la structure,  a conclu en disant que « le Gabon est un pays hautement spirituel qui a écrit son histoire depuis des siècles. Même si la médecine traditionnelle a été diabolisée depuis la colonisation, force est de constater néanmoins que celle-ci reste sollicitée à 80% par la population. Pour cela, il était impératif qu’elle retrouve sa place, sa dignité, son honneur dans les soins de santé, en tant que médecine primaire ».

Il faut rappeler que le comité national ad hoc, avait pris une part active au dernier dialogue politique organisé par  les autorités du pays. Et parmi les points arrêtés lors de ce conclave, il y a la création d’une direction générale  chargée de la médecine traditionnelle.

Daisy Ntongono     

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